‹ Le triolet bleu comédievaudeville en cinq actesChapitre 38 sur 43 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CHARLES, FREDERIC, FERDI-* NAND.

ENSEMBLE

Am du CariÜon.

IZ'oos}»-^-.

J’atmr que Ton carillonne ,

lbi.»fi,n,

donnons J

Allons f un dernier effort.

cn.titLEs.

C’est mon avisy

Il faut , la tactique est bonne ,

Vrai« sans*souris ,

Etourdir nos enoeniis.

EN.SF.mBLE.

f"""' I bien fort, etc.

Sonnons f '

CHARLES, regardant en has. Amis, l’arnivo du major Rodenbach couche en joue notre clocher... c’est ici qu’il faut montrer du courage... baissez la télé. (Ils baissent la tête ; explosion de coup de jeu en dehors. Riant. ) Qui est-ce qui est mort?

FEBDiBARD et FBÉDÉRIC. Personne.

Ih ricDt tous les trois.

CHABLW. Je n’ai pas encore entendu passer une halle., a mon tour. ( U tire son. fusil. ) ISravo !... j’en vois deux qui tombent, et mon fusil n’élait chargé qu'à poudre, voilà des braves!

Fadiaand et Frédéric tirent leurs fosib.

FERDiHAHB. Vois-lu Ce renfort qui leoP vient de tous les côtés?

FBÉDÉBtc. C’est l’effet du tocsin.

CHARLES. Taut mieux ! le nombre nent’a jamais fait peur,

aS

rsioiitic. Oo dirait qu’ils ront nous faire une quatrième sommation.

CBauis. Ils perdront leur tems.

Air du Piège.

Trois foil nous leur avons ditt non; î^ous les avons trois lois envujYs paître.

ritûoÉRiC.

Mes chers amis, on avance un canon,

Traîné par le frarde champêtre!

CHAULES.

Fiers comhaUnns , pointez sur nous.

Tires, phaUn^rs initnorlellesl...

Je l'avouerai , si nous craignons vos eonps,

Ce n'est qao pour les bireodelles.

( Boulemenlde Uu>boor en bas.)

raèoiaic. Ecoutez.... voilà un roulement... ( U regarde.) Tout le monde entoure le major... On dirait qu’il va faire une allocution aux paysans qui composent son armée.

febdihaho. Ça sera drôle !.... ah ! si nous pouvions 1 entendre.

caiHLEs. Veux-tu savoir ce qu’il leur dit?... écoute... (Il prend un ton imposant ;)

* Habitons dn village de Steckel , depnis

* trente-cinq ans que je suis gouverneur « de la vieille citadelle de Zizendorf, je » n’avais pas encore pu jouir de la présence V d’on seul prisonnier ; tons les verrous

* de la salle basse et ma petite garnison

> restaient les bras croisés... Enfin, notre » bon prince pense à moi , je reçois l’or- « dre de veiller à la garde d un jeune

> homme, d'un caractère agréable, d’un v physique plus agréable encore , d’un

* jeniie homme charmant enfin.... »

raiosRic. Fassons sur les qualités.

rEBDiaasD. Ça fait longueur.

CBASLis, continuant. > Eh bien! ce jeune

m homme charmant , aidé de deux mauvais B sujets de ses amis , a pris la fuite , et » c’est dans le clocher de la petite église B du village de Steckel que les trois cou- IV pables se sont retranchés ; c’est là que B doivent se diriger toutes nos attaques :

■ soldats, laboureurs et vignerons, vous » pouvez compter sur un ordre du juur B après le combat ; tous les braves y se- B ront notés , et s’il y a des actions d’eclat, B je me charge d^ubtenir des decora-

» tioos ! B

Roulement en bas. — Ib rient tous les trois.

enaSLM. Eh bien! vous l'entendez?...

je suis sûr qu'il ne leur a pas dit autre chose.

resDixano. Le major et sa troupe regardrnt de nouveau par ici.

rséoésic. Dieu me pardonne , le major noos fait des signes. <

csasiBs. Sa pantomime est assez ex.* pre.ssive... il nous engage à nous rendre.

riSDisesD. A nous rendre... jamais!

rnÉnisic. S'il consultait Adelphlne , la guerre serait bientôt terminée... inai.s il en est autrement, et nous nous défendrons jusqu’à la dernière extrémité.

cuasLBS. Pas mal, pour uii amoureux...

quant a moi, je vais leur répondre, rséoésic. ( oniincnt?

cuasLSS. Tu vas voir.

Il prend une crsvslc ooire , l'alUche en forme ds drapeau au bout de son fusil , et la fait flotter au dehors du clocber.

rséoÉsic. Ton drapeau produit son effet... le major est furienx , il trépigne !

PESDisasD, lis vont tirer de ooiivean.

cusscES. Mon, je devine ce qu’ils vont faire.,.. Mes amis, que la garnison se tienne prête à recevoir an psrlciiiei.taire.

rséoésic, Uo parlementaire !... ta plaisantes !

cHastts. Tiens, regarde plntôl... ils entrent dans l'cgliae.

rsRDisaHD, altant à la trappe. Ils DOné font des signes...

USB VOIX, en bas. Jetez-nons la corde.

CHASLES. Hein! ... quoi? que je vous jette la corde... attendez. (/A la jettent.) C’est ça !... ( Riant.) Ah ! ah ! ah !... ils melleut le parlementaire dans nu grand pauier, qu’ils attachent à cette corde .. c’est bon... nous allons le bisser... Ah! ab! ah!

rESDiSASo. A trois, cela nous sera facile.

PBéoésic. Allons, allons, à l'ouvrage.

fesdinard, à Chartes. Pourtpioi diable aussias-lufermécepassage et jeté la ciel au vent, l’envoyé du major aurait pu venir par là.

csABLSs. Ne £>llait-ii pas couper toute comniunicatioo avec l’ennemi... Y ôte»vous i

Ils prennent la corde tous les trois.

mDiRAim. Oui.

rséDÉRic. Diable ! le parlementaire est no peu lourd !

ENSEMBLE, tirant ta corde.

Aïs : f'trte , vtrm

Hisse ! hisse !

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