ACTE PREMIER. 2i
Offrir à tous les miens dont vous prîtes les têtes Ce sinistre holocauste...!
SALIMBENI.
Eh bien donc, Carlo, faites!
Au moins défendez-vous. Voulez-vous un poignard, Une épée?...
SALIMBENI.
Allons donc, dépêchez sans retard !
Quand s'offre la vengeance, il faut savoir la prendre.
Oh ! ma tête se perd ! Pourtant, je veux entendre Vos raisons... car, enfin, vous n'avez pas pensé Q.ue je serais assez naïf, moi l'offensé, Pour vouslaisser partir simplement de la sorte; Mon père Nicolo veille et garde la porte!
SALIMBENI.
Qu'il juge entre nous deux!
Mon père, tu l'entends,
Lui l'assassin !
SALIMBENI.
Hélas ! est-ce que je défends Mon crime, disons mieux, le crime de mes pères": Oh ! les nôtres vivaient en des temps plus prospères; Car du moins s'ils tombaient, s'ils mouraient égorgés L'un par l'autre, ils étaient par le pays vengés. Ils avaient eu du moins pour tombeau la patrie, Leur ville n'était pas par l'étranger flétrie...
Que dites-vous r... Sienne est perdue?... oh! remords!
SALIMBENI.
Sienne est libre!
Eh bien, alors: