‹ Le triomphe de l'amour, drame en trois actes et en versChapitre 2 sur 91 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Qui met plus de gaieté dans la vieille demeure,

Plus d'aumônes aux mains des pauvres à toute heure,

Plus de chansons dans l'air'et de sérénité

Dans les devoirs charmans de l'hospitalité '.

En vain la pauvreté nous menace et nous presse,

Tu la fais reculer avec une caresse,

Et si quelque malheur venait nous attrister,

A ton sourire, ô sœur, pourrait-il résister'

Que faisais-tu, voyons?

Je préparais d'avance Les bouquets que demain j'irai vendre à Florence : Car sitôt que la lune aura fermé les yeux, Je partirai, légère : à l'aube, on marche mieux.

Ainsi donc ces œillets et ces roses mutines

Iront fleurir le sein des belles Florentines

Et leur porter la joie avec l'odeur des champs.

Les temps où nous vivons sont faits pour les médians,

Car ces bouquets te sont tous dus, ma sœur chérie.

ANGELICA

Ne parle pas ainsi, mon frère, je te prie;

Si tu savais comme on m'accueille avec bonté !

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