CARLO, ANGELICA, ANGELO MONTANIM, RUSCONI
Vous ici, mon cousin! Vous avez fait la paix
Avec Salimbeni, que Dieu damne ! Jamais
Je n'aurais cru la chose aussi prompte et facile.
Le ciel en soit béni ! Le premier de la ville
Je vous ai rencontré... J'en suis heureux, ma foi ;
Pourquoi n*êtes-vous pas venu loger chez moi i
Mon cousin, je vous aime et je vous remercie De votre bienvenue en ce point éclaircie, Que je reste étranger à ce gouvernement Et respecte la loi de mon bannissement. Je traverse la ville et pars : affaire urgente.
Mon cousin, votre fuite est pour nous outrageante.
Il n'est donc plus d'amis, de parens, dans l'exil V
Je vous suis étranger, monsieur, mais vous plaît-il De me donner la main? Monsieur, je vous estime, J'aime votre maison qu'un sort jaloux opprime. Quand les temps deviendront meilleurs, vous reviendrez. Je vous vis le premier : vous vous en souviendrez.
J'aurais voulu, cousin, que vous fussiez mon hôte.
Malavolti vous a, mais ce n'est pas ma faute;
Souvenez-vous pourtant que je suis votre ami
Et que je ne fais pas les choses à demi.
Ma bourse et mon crédit vous sont acquis, mon frère,
Usez-en largement ; je suis riche, et j'espère
Que vous feriez de même en un cas moins pressant.
Je vous en suis, mon cher cousin, reconnaissant.
Monsieur, si vous avez jamais une querelle,