‹ Le triomphe de l'amour, drame en trois actes et en versChapitre 54 sur 91 · CARLO, ANGELICA, ANGELO MONTANIM, RUSCONI · texte numérisé non relu

CARLO, ANGELICA, ANGELO MONTANIM, RUSCONI

Vous ici, mon cousin! Vous avez fait la paix

Avec Salimbeni, que Dieu damne ! Jamais

Je n'aurais cru la chose aussi prompte et facile.

Le ciel en soit béni ! Le premier de la ville

Je vous ai rencontré... J'en suis heureux, ma foi ;

Pourquoi n*êtes-vous pas venu loger chez moi i

Mon cousin, je vous aime et je vous remercie De votre bienvenue en ce point éclaircie, Que je reste étranger à ce gouvernement Et respecte la loi de mon bannissement. Je traverse la ville et pars : affaire urgente.

Mon cousin, votre fuite est pour nous outrageante.

Il n'est donc plus d'amis, de parens, dans l'exil V

Je vous suis étranger, monsieur, mais vous plaît-il De me donner la main? Monsieur, je vous estime, J'aime votre maison qu'un sort jaloux opprime. Quand les temps deviendront meilleurs, vous reviendrez. Je vous vis le premier : vous vous en souviendrez.

J'aurais voulu, cousin, que vous fussiez mon hôte.

Malavolti vous a, mais ce n'est pas ma faute;

Souvenez-vous pourtant que je suis votre ami

Et que je ne fais pas les choses à demi.

Ma bourse et mon crédit vous sont acquis, mon frère,

Usez-en largement ; je suis riche, et j'espère

Que vous feriez de même en un cas moins pressant.

Je vous en suis, mon cher cousin, reconnaissant.

Monsieur, si vous avez jamais une querelle,

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