SCÈNE VII
Les Mêmes, inoins les Sbires.
SALIMBENI.
// va droit et lentement à Montanini, dont il fait tomber les fers, un à un, avec une certaine lenteur solennelle.
Te voilà libre!
Enfin! ...Maintenant, uneépée!
i5o LE TRIOMPHE DE L'AMOUR.
Ne crois pas que mon âme à la joie occupée
Te pardonne. Tu n'es qu'un bourreau moins affreux.
SALIMBENI.
Et moi, je ne puis voir en toi qu'un malheureux! — Comme nous tous ici. —
Tiens, voici la cédule De ta rançon.
Comment?... Je suis très-incrédule.
SALIMBENI.
Regarde : j'ai payé pour toi.
Oh! le destin!
Ma colère se meurt, et ma haine s'éteint ! Ma sœur, pardonne-moi! Pardonnez-moi, mon père! Mais ô vous, mon sauveur, ô vous que je révère, Pourrez- vous oublier mes torts?