‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 29 sur 71 · LA CHALEUR · texte numérisé non relu

LA CHALEUR

La route est si sèche que la poussière est comme le sable de la mer. Tout danse, et le coteau a autant de reflets qu'une bulle de savon. Les mares où les canards se réfugient sont de la boue noire. Les fleurs délicates passent.

LE POÈTE

Je vais faire une grande course pour oublier que je manque d'argent. Que je gravisse, en passant à travers ces superbes maïs, la colline, à pic, sous ce soleil-brasier qui cuit le dos des mains, les jambes, les oreilles. Voici là-bas des métairies aux tuiles roses. Que tout est sec! Sur cette colline granuleuse j l'ajonc et la bruyère ont des racines dures.

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