‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 35 sur 71 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

Le poète sur sa métairie.

LE SENTIER

Je bâille tant j*ai soif, et j'avale le feu

de ce jour de juillet qui donne un soufflet bleu

au reg-ard de celui qui le fixe. Mon argile

est craquelée avec, dessus, quelques plantains.

Je suis poreux. J'ai soif. Je m'effrite. Le pied

des vaches ne s'enfonce plus dans ma glaise

que la pluie rend collante et juteuse, et qui pèse.

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