CHAPITRE DOUZIEME
Lettre du provisear du collège d'Aubignet à M. Larribeau.
« Monsieur,
« Un cas fort grave, pour noire établissement, vient « de se présenter, et je ne voudrais pas que tant dans vo- « tre intérêt que dans le mien, il pût s'ébruiter.
« Votre fils Alfred semblait fatigué depuis quelque « temps. Son assiduité au travail, vous avez vu ses der- « nières notes trimestrielles, n'était plus si soutenue. Il « disait souffrir des lombes. Enfin, hier, en l'examinant, « l'honorable médecin du collège. Monsieur Dupourrin, « reconnut que votre fils est atteint d'une maladie génitale « d'une nature bénigne il est vrai, mais qui ne me perce met ni de le faire soigner ni de le conserver auprès de « ses camarades.
« J'ai le plus grand regret, monsieur, de vous annon- 4L cer cela; nous avons de l'allachemenl pour Alfred. Je
« suis naATé, mais dois décliner toute responsabilité, car « Alfred m'a avoué que son mal vénérien provient d'une « bonne qu'il connut durant les vacances.
« Veuillez croire, monsieur, à l'assurance de ma con- « si dération la plus disting-uée et à mes dévoués sentia ments. »
J. Pont.
Dans le cabinet de consultation d'an médecin d'Aubignet.
LE MÉDECIN Messieurs?...
ALFRED LARRIBEAU
MONSIEUR LARRIBEAU Monsieur, veuillez examiner ce cochon-là.