‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 71 sur 71 · LES HERBES · texte numérisé non relu

LES HERBES

Nous sommes falig-uées par la pluie glaciale. Nous nous courbons.

L'OUVRIER

Monsieur, dites, que faut-il faire ?

Donc, la place manque à Paris ?

LE POÈTE

Pardonnez-lui.

Ne raimez-vous pas ?...

L'OUVRIER

Oh! Si! Je l'aime jusqu'à la mort.

Je l'ai prise toute jeune. Elle était innocent© comme un oiseau. Monsieur, il a fallu cette usine pour la gâter... Elle était bonne.

LES GRIVES Où sont les genévriers des amères automnes?

LES GENÉVRIERS Ouvrons nos cœurs. Voici les cris aigres des grives.

LE POETE

Donnez-moi la main. Pardonnez... dites... mon ami... Je ne vous ai rien dit... J'ai fait venir ici votre femme. La voilà. . . Elle pleure.

L'ouvrier prend u femme dans ses bras et lui dit :

Lucie...

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