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à siècles à bre 1854, de l'Eglise e de foi, confiés à croyance de la trèsle la pluie omme en » de sa déd'anxiétt n mouve-
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“pres prières de l'Eglise comme pleine de grâce, reine des anges et des hommes, dispensatrice des dons célestes , l'es-
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doit croire 4 e de Dicu,
LE TRIOMPHE DE MARIE. 23 que les Pères de l'Eglise appellent un prodige d'innocence, de
“4 pureté, l'intégrité même, toute remplie de grâce et de 1 gloire, et que le pieux fidèle invoque en employant les pro-
“pérance et le secours de tous au milieu des tempêtes et des “agitations de la vie.
« Vers les huit heures et demie , tous les Cardinaux, les “Archevéques et les Evêques , revêtus de leurs habits ponti- “fcaux, étaient réunis avec les divers colléges de la Pré- Mature , à la chapelle Sixtine. Eton ne voyait pas dans cette Mssemblée que les Cardinaux et les Prélats dont Rome est la résidence habituelle, il s'y trouvait des Cardinaux, des
‘MArchevêques et des Evêques de toutes les parties du
monde, des divers Etats d'Italie, des Etats autrichiens, de
a France, de la Belgique, de l'Angleterre, des Espagnes
t du Portugal ; des Archevèques et des Evêques de la Hol- Mlande, de la Grèce, de la Bavière, de la Prusse et des “Autres pays germaniques, et d'autres encore qui ont tra- “ersé l'Océan , qui arrivent de la Chine, de l'Amérique et ‘jusque du fond de l'Océanie, tous accourant au centre de unité catholique, pour entendre la voix du successeur Me Pierre.
1 « Lorsque le souferain Pontife, arrivé dans la ehapelle, ut revêtu ses habits pontificaux, la procession se mit en Marche pour descendre, par l'escalier royal, dans la basili- “que du Vatican. Au premier rang marchaient le prédicateur apostolique et le confesseur de la maison pontificale, suivis des procureurs généraux des ordres religieux , des busso- Mani, des chapelains ordinaires, des coureurs pontificaux “et des aides-camériers. Venaient ensuite les clercs secrets @t les chapelains secrets honoraires , les avocats consisto- «Hiaux,, les camériers d'honneur et les chantres pontificaux. ‘Après eux marchaient les abbréviateurs du parc majeur, es votants de segnatura, les clercs de la chambre, les audi- Ææurs de la Rote et le maître du saint hospice.'Venait ensuite M croix, porté par un auditeur de la Rote, au milieu de sept Brélats portants des chandeliers avec des cierges allumés , à 4h suite de la croix marchaient le sous-diacre latin , le diacre le sous-diacre grec, les pénitenciers de Saint-Pierre , les
te
Evêques, les Archevêques, et les Cardinaux. Enfin, sous le dais, se trouvait le souverain Pontife, que suivaient immédiatement, avant la magistrature romaine, le vicecamerlingue de la sainte Eglise, les deux Cardinaux-diacres assistants et le Cardinal-diacre qüi devaient assister le Pontife dans la célébration de la messe solennelle ; venaient ensuite le doyen de la Rote, l'auditeur de la chambre, le majordome , le maître de la chambre , le régent de la chancellerie et les procureurs apostoliques.
« Pendant la procession on chanta les litanies des Saints, qui finirent au moment où le Pontife entra dans la basilique. Après la récitation des prières prescrites, le Saint-Père alla adorer le Très-Saint-Sacrement ; de là il se rendit , toujours accompagné de la procession, à l'autel papal et de son trône, placé du côté de l'épitre, il admit à l'obédience les Cardinaux, les Archevêques, les Evêques et les pénitenciers. Tous les Archevêques présents à la cérémonie, et qui n'étaient pas encore « assistants au trône, » furent ‘déclarés tels par la volonté expresse du souverain Pontife, et dès lors les douze plus anciens Archevêques se placèrent autour du trône pour tout le temps que dura la cérémonie. Après que l'on-eut entonné et achevé l'office de Tierce, le Saint-Père revêtit ses habits pour la messe pontificale, ayant pour Evêque assistant S. E. le cardinal Mattei, sous-doyen du Sacré-Collége, pour diacre servant à la messe $S. E. le cardinal Antonelli, et pour sous-diacre Mgr Serafini, auditeur de la Rote.
« Après l'Evangile, chanté successivement en latin et en grec, S. E. le cardinal Macchi, en qualité de doyen du Sacré-Collége , accompagné des doyens des Archevêques et des Evêques présents à l'auguste cérémonie, et aussi de ® l'Archevêque du rite grec et de l'Archevêque du rite armé- 4 nien , se présenta au pied du trône et adressa en latm ces paroles au souverain Pontife : ne |
« Ce que l'Eglise catholique, très-saint Père, désire ardemment et appelle de tous ses vœux depuis si longtemps, ‘Æf c'est que votre suprême et infaillible jugement porte, sur M lImmaculée Conception de la très-sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, une décision qui soit pour elle un accroissement 98 de louanges , de gloire et de vénération. Au nom du Sacré-
4 ollége, des Cardinaux , des Evêques du monde catholique
aralent Met de tous les fidèles, nous demandons humblement et inle vice- itamment que les vœux universels de l'Eglise soient accom- -diacres "lis dans cette solennité de la Conception de la bienheu- “le Pon- Meuse Vierge. fu venaient 1 « Lors donc que s'offrira l'auguste sacrifice des autels, nbre, le ans ce temple consacré au prince des Apôtres, et au milieu la chan- > cette réunion solennelle du Sacré-Collége, des Evêques à du peuple, daignez, très-saint Père, élever votre voix s Saints, jostolique et prononcer ce décret dogmatique de l'Immacuasilique. > Conception de Marie, qui sera un sujet de joie pour le int-Père el et de la plus vive allégresse pour la terre. » dit, tou- « Le Pontife répondit à ces paroles qu'il accueillait volonetdeson Mrs la prière du Sacré-Collége, de l'épiscopat et des fidèles , ience les ñ ais que pour l'exaucer il fallait d'abord invoquer l'assispéniten- nee du Saint-Esprit, Aussitôt on entonna le Veni Creator, nohié, et Ble chant improvisé de cet hymne fut exécuté non-seuleà furent Ment par les chantres de la chapelle papale, mais par tout Pontife peuple accouru en foule. Animé de la foi la plus ardente plcèrent 4 Md'amour envers Celle que toutes les nations appellent bienérémonie. ureuse, chacun appelait les lumières du Ciel sur le souve- Piurèe le | Ain Pontife, prêt à rendre du haut de la chaire de Pierre ontificale he décision qui allait faire immédiatement courber avec res- \ Mattei | t le front de tous les catholiques fidèles répandus sur vont à là te la terre, malgré toute diversité de langage, de acre Mer islation , de mœurs et de climats.
+ ë aÿ 1« Après le chant de l'hymne , Sa Sainteté , au milieu d'un : Dibfond silence , lut à haute voix le décret, et avec une telle atin et du Motion que souvent la lecture en fut quelques instants susdoyen du péndue. Chacun de ceux qui assistaient à ce grand acte paree de Beait l'émotion du Pontife.
4 « Dans ce décret, le souverain Pontife a solenne:.:pont défini :
k D«que c'EsT UN DOGME DE FOI QUE LA BIENHEUREUSE e, désire F RGE MARIE, DÉS LE PREMIER INSTANT DE SA CONCEPTION, ongtemps, ‘ÆRR UN PRIVILÈGE ET UNE GRACE SPÉCIALE DE DIEU, EN borte, sur MBRTU DES MÉRITES DE JÉSUS-CHRIST , SAUVEUR DU GENRE arie, Mère ÆSMAIN, À ÉTÉ PRÉSERVÉE DE TOUTE TÂCHE DE LA FAUTE oissement a M IGINELLE.
du Sacré-
rite armélatm ces