‹ Le Trional: Son action hypnotiqueChapitre 15 sur 25 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

Louise H..., journalière, 43 ans; attaque légère de rhumatisme, neurasthénie.

Depuis 3 ou 4 semaines, elle dort au plus 2 heures par nuit d’un sommeil agité.

18 mars. — 1 gramme de trional à 8 heures.

Dort de 9 à {1 heures, d’un bon sommeil calme.

Ne dort plus après.

19 mars. — 1 gramme de trional ä 8 heures.

Dort de 8 heures et demie à minuit, d’un sommeil léger.

Cependant un peu reposée au réveil.

Comme le trional ne paraît pas donner de grands résultats, on

en cesse l'emploi.

OBsERvATION XXI

Adélaïde B..., bijoutière, 39 ans; alcoolisme chronique chez une neurasthénique.

Depuis longtemps ne dort que trois à quatre heures par nuit, d'un sommeil tantôt continu, tantôt entrecoupé, mais loujours agité et troublé par des cauchemars. Sueurs abondantes.

La malade éprouve toujours une sensalion de fatigue profonde au réveil.

5 mars. — Prend un gramme de trional.

S'eadort trois hevres après pendant six heures.

Le sommeil est bon, sans cauchemars. Au réveil, il y a seulement quelques nausées, un peu de céphalalgie.

La malade se sent quelque peu élourdie,

6 mars. — Prend un gramme de trional.

S’'endort quatre heures après et pendant deux heures seule ment, d'un sommeil accompagné de cauchemars.

Au réveil : nausées et céphalalgie.

Du 6 au 11 mars. — On suspend l'usage du trional : absence complèle de sommeil.

11 mars. — La malade reprend un gramme de trional et s'endort trois heures après, pendant deux heures et demie seulement, d'un sommeil entrecoupé de cauchemars. Sueurs abondantes, nausées, céphalalgie.

Le 12 mars. — Un gramme de trional.

Le malade s'endort deux heures après et pendant deux heures et demie seulement. Le sommeil est entrecoupé de cauchemars. Un peu de sudalion. Pas de céphalalgie ni de nausées au réveil.

Le 13 mars. — Même dose : sommeil de cinq heures, quatre heures après l'administration, agité, entreccupé de réveils.

Le 11 mars. — Même dose : trois heures de sommeil agilé.

Le 15 mars. — 1 gr., 50 de trional à huit heures et demie.

Une demi-heure après, engourdissement, sensation de faiblesse ; à neuf heures et demie envie de dormir irrésistible.

Elle dort jusqu'à dix heures d'un sommeil léger, entendant tout ce qui se passe; se rendort du même sommeil entrecoupé de cauchemars de onze heures à trois heures du matin.

Au réveil . lassitude, lourdeur de tête, persistant toule la journée.

Le 16 mars. — 1 gr. 50 à 8 heures et demie,

Dort 1 heure après ; se réveille vers onze heures et se rendort aussitôt après jour se réveiller finalement à trois heures du malin.

Le 17 Wars. — 1 gr. 50 à huit heures.

S'endort de onze heures à un heure d'an bon sommeil, Se ren -

dort aussifôt après jusqu'à quatre heures,

Au réveil : Fatigue, nausées, céphalalgie, qui, non constante avant l'administration du irional, l’est devenue depuis.

Le 18 mars. — Deux grammes de trional, à sept heures et demie. |

De huit heures à onze heures, céphalalgie assez intense, grande faiblesse, sueurs abondantes.

A onze heures, tendance au sommeil irrésistible.

Dort de onze heures à trois heures et demie, mais d’un som- Mmeil léger, entendant tout ce qui se passe autour d'elle.

Le 19 mars. — 2 grammes à 7 heures.

“Dort de huit heures et demie à trois heures du matin, d’un sonmeil très léger, agilé, se réveillant deux et trois fois, mais se rendormant aussitôt.

Au réveil : Très fatiguée, mais pas de céphalalgie.

Lé 20 mars. — Deux grammes. Dort dé huit heures un quart à quatre heures du matin, mais d’un sommeil entrecoupé.

Le 21 mars. — On cesse le trional. La malade dort encore quelques heures pendant deux nuits, puis revient à son état d’insomrie antérieur.

Le trional produisit donc chez cette malade à la dose d’un grammé, trois à quatre heures de sommeil ; avec { gr. 50, cinq heures en moyenne; et sept heures environ avec deux grammes.

La dose ne paraît pas avoir eu d'influence sur la rapidité de

l’aclion.

OBservATION XXII

N..., 56 ans, neurasthénie, Très agité, dort environ une heure par nuit.

Avec 2 grammes d’hydrate de chloral dormait 3 heures par

nuit environ.

aire

Le 17 mai. — { gramme de trional à 7 h. 1/2. S'endort de 8 heures à 1 h. 1/2, d'un bon sommeil, calme. N'est pas agité le reste de la nuit. Bien reposé au réveil.

Le 18 mai. — 1 gramme à 8 heures.

Dort de 9 heures à 4 h. 1/2, d'un bon sommeil sans cauchemars. À 1 h. 1/2, il s’est levé pour uriner et s'est rendormi aussiôt.

Du 18 au 28 mai. — Continue à prendre 1 gramme de trional, Il s'endort en moyenne 3/4 d'heure après l'administration pendant 7 heures environ. |

Le sommeil est calme et le malade au réveil se sent bien reposé, ayant seulement la tête un peu lourde et de la tendance à dormir pendant la journée.

Avec le chloral le réveil était plus pénible ; le malade était continuellement dans un état de somnolence et se sealait moins bien reposé.

DÉcavaron XXIIT

L. P..., 19 ans, demoiselle de magasin, grande hystérie, avec crises tous les deux jours environ.

Ne dort que 2 heures par nuit, d’un sommeil agité, entrecoupé de cauchemars fréquents.

Dans la journée elle est très agitée; se plaint de palpitations violentes,

Elle n’a jamais rien pris pour la faire dormir.

19 juin. — En raison de la grande agitation de la malade, on donne d'emblée 2 grammes de trional : 1 gramme à 7 heures et 1 gr. à 8 heures dans du lait.

Elle s’endort à 10 h. 1/2 jusqu’à 2 heures, s’assied sur son lit

et se rendort aussitôt ; elle sc réveille à 5 h. 1/2 bien reposée,

AIRES ayant seulement la lêle un peu lourde, Le sommeil a été très calme.

Les palpitations sont moins intenses.

Pas d’atlaques dans la journée.

Les jours suivants, on obtient avec 2 grammes chaque soir, un sommeil de 8 heures en moyenne, un état plus calme pendant la journée et une légère diminution de fréquence des crises.

Cependant, comme son état d’excitation est encore assez mar-

qué et qu'on ne peut la surveiller suffisamment dans un hôpital

général, on la transporte à Sainte-Anne le 27 juin.

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