Hardy. Journal, 26 juin
çut jamais. Actif et secret, il observait et agissait, étendait silencieusement ses liaisons avec le pei*sonncl révolutionnaire et, dans Tombre, machinait froidement une audacieuse intrigue. « Ce Laclos, » dit Dumont, qui Tapcrçut chez Mirabeau, « attaché au duc » d'Orléans, était un homme sombre, taciturne, ayant » la figure et le regard d*un conspirateur, réservé, » spirituel, mais si peu liant quVi peine lui ai-jc » parlé, quoique je Tai vu plusieurs fois* ». Il faisait partie de trois clubs, qui se fondèrent h cette époque, et ou se réunissaient, avec un grand nombre de constituants, la plupart des hommes qui jouèrent un rôle dans les débuts de la Révolution : le club des Patriotes, situé rue des Bons-Enfants, le club National, établi dans une des galeries du Palais- Royal, et celui de Valois^. Nous avons la liste des membres de ce dernier -^ On v trouve avec le duc d'Orléans, également inscrit aux deux autres, Siéyès, les Liuneth, La Fayette, Mirabeau, etc. L'historien Rulhière y rencontra plusieurs fois Laclos, dont le frère en faisait également partie. Mais dans ces clubs, où Ton communiait dans l'enthousiasme des réformes, ne se découvrait aucune ambition particulière, (i'està Monlrouge, chez le duc de Hiron, (|ui possédait une petite maison dans ce village, que I^clos se retrouvait avec le prince et ses partisans. C'est là, qu'on dépouillait prestement les principes et qu'on traitait cyniquement la politique, comme on traite de femmes