‹ Le trombinoscope (volume 2)Chapitre 56 sur 173 · Tiillcyrand. Mémoireê I. (Do M. le duc d'Orléons · texte numérisé non relu

Tiillcyrand. Mémoireê I. (Do M. le duc d'Orléons

2. Inëlructionê donnée» par S. A. S. Mgr le due d'Ortéan» à êtM reprétenlanU aux baitliage» auù'iei de Délibérations A prendre dama le» Atuemblée». Paris 178U. — Los Inëlructionê ont été (|uclqucfoit, i\ tort, attribuées ù Limon. Siéyès en u dénié la paternité. EUet furent, dit-il, rédigées « oilleurs ». Pariset, dans sa Notice eur Laclo» (1803), dit : » Les Imtructionê aux bailliage», en 17S9, feront » toujours honneur à so mémoire. »

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France. Le tiers-état de la sénéchaussée de Beaujolais annonce que son cahier est rédigé d*aprcs les Instruclions du duc d'Orléans. Le tiers-état de Marseille fait de même, en exceptant l'article relatif îiu divorce « La conLigion, dit-il, n'est pas arrivée » jus(|uVi nous au point de nécessiter le divorce. » « La plupart des communes voisines de Ghaumont-en- » Barrigny,dit Beugnot, copièrent religieusement les » instructions de M. Siéyès. » Ce fut en somme un des « modèles » les plus suivis pour la rédaction des cahiers. On a prétendu, mais sans preuve, que iNccker avait également répandu de ccîs « modèles ». Le gouvernement, qui ne savait rien vouloir ni prévoir, ne fit pas les élections et l'initiative du duc d'Orléans en fut d'autant plus efficace et remarquée.

Tandis que Laclos dirigeait tout du centre, à Paris, Limon et Ferrier furent détachés en province et y déployèrent la plus grande activité. Le duc continuait partout ses libéralités, fondait des œuvres philanthropiques. Après avoir aboli les capitaineries dans ses domaines, il renonçait, par un arrêté du 10 mai, à une partie de ses droits sur les blés à Crespy-en-Valois, Soissons, Villers-Cotterets et la Fère et consacrait ce qu'il gardait à « faciliter la » subsistance des plus pauvres habitants. » Par une circulaire datée du 7 mars. Limon, en transmettant aux curés de toutes les paroisses de l'Ile de France, les Instructions du duc d'Orléans, les assurait de l'intérêt de son maître et de son désir de faire augmenter leur traitement. Le passage suivant est à signaler : « Quant à vous, M. le Curé, je vous » demande avec la plus vive instance de m'aider de » vos lumières sur tout le bien ([u'il est possible » d'opérer dans votre canton. Soyez persuadé que

» VOUS acquerrez des droits réels aux bontés de » M. le. duc d'Orléans et ù ma vive reconnaissance, » en me procurant des occasions et en m*indiqiianl » des moyens de faire signaler la justice de ce prince » et son affection pour tous les citoyens sans distinc- » lion qui habitent son apanage et ses possessions. » Il faut citer aussi, pour mesurer Teffet deses manœuvres, cette réponse enthousiaste d^m vieux curé au duc d'Orléans lui-même : « Fasse le ciel que les » \œux de la noblesse soient exaucés et que sa voix » grave dans le cœur de tous nos princes Tamour » de la justice. Je dirai mon nunc dimittis sans » regret lorsque j'aurai \u le jour du salut, ma » patrie et mon roi sous la sauvegarde d'une légis- » lation sage, vivifiante et éclairée. Avec quelques » jours, j'aurai bientôt 98 ans; aucun jour de ma » vie n'a été semblable à celui dont je vois l'aurore: » heureux soleil, sous lequel tant de vertus ont » germé ! » Le Chanoine Ducastelier ayant publié sous ce titre : le Grand coup de Filet des Etats Généraux^ une brochure violente contre les moines, où il proposait la confiscation dos biens du clergé, Limon écrit à l'imprimeur pour savoir le nom de l'auteur et lui adresser les félicitations de son maître ^ La popularité du due d'Orléans grandissait tous les jours. On publiait dans les journaux des éloges emphaticpies de ses Instructions et de ses bienfaits. On l'acclamait à la Comédie italienne, h Longchamps, au Palais>Royal. Les loges maçonniques, dévouées aux idées nouvelles, offraient des fôtes à leur grand maître, où se pressait « la plus grande aristocratie »^

1. Chattin. Le» EUeliom de Paris aux Etatê Généraux, lY. p. S5» 29, 107.

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