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ib^ LE GÉNÉRAL CHODEULOS DE LACLOS
ronncmcnt du complot. Au lendemain du 14 juillel, Foccasiou semblait propice h un prince populaire de monter à cheval et de se montrer dans Paris. L'anarchie était à son comble et le pouvoir semblait offert au plus audacieux. Dans de pareilles circonstances, Coudé, après la victoire de Lens, avait couvert le trône de son épée. M. de Yirieu déclara plus tiird, lors de Tenquôle du CliAtelet, tenir de Mirabeau que le plan des amis du duc d'Orléans consistait h le présenter comme médiateur entre le gouvernement et Paris soulevé. A Tannonce de la prise de la Bastille, le prince devait se présenter à la porte du Conseil, offrir sa médiation au Roi et demander le titre de lieutenant-général du royaume. « On lui avait fait son thèuu*, on lui avait pnipai*é » ce qu'il avait h dire ». Mais, comme Gaston, Philippe « demeurait tout court au milieu de Tappli- » cation * ». Parvenu à la porte du Conseil, il n'osa y entrer. 11 attendit la tin et pria timidement le Roi de lui permettre de passer en Angleterre, si les affaires prenaient une tournure fi\c]ieuse. Le 15, avant de partir pour rilôtel de Ville, Louis XVI avait d'ail leui*s laissé entre les mains du comte de Provence une lettre (|ui le nonunait lieutenantgénéral du royaume, si lui-même était privé du moyen d'exercer ses fonctions '•.
Lii complicité des orléanistes dans les journées des 5 et 6 octobre ne parait pas douteuse. C'est en septembre qu'eurent lieu de fréquentes entrevues enti*e I^iclos et Mirabeau. Dans ce môme mois, I^i Fayette écrivait h son aide de camp, Liitour-Maubourg, que le vicomte de INoailles lui faisait proposer un plan