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En 1848, Louis Blanc fit partie du gouvernement provisoire. Il prit l'initiative de l'abolition de la peine de mort en matière politique, et proposa la création d’un ministère du Progrès.
L’abolition de la peine de mortfut votée (oh ! ces buveurs de sang !...); quant au ministère du Progrès, il obtint à peu près le succès du Tannhauser.
Nous ne nous prononcerons pas à ce sujet; le nom dont on baptise un ministère ne signifie pas grand’chose ; tout dépend de ce que l’on met dedans; cependant, si l’on en juge d’après le titre: Ministère du Progrès valait bien : Ministère des Cultes.
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On a attribué à Louis Blanc l’organisation des ateliers nationaux, à laquelle il fut complètement étranger.
On a beaucoup déblatéré contre cet expédient et les fameux vingt sous par jour que l’on donnait à deux cent mille travailleurs sans travail, pour faire des trous dans le Champ-de-Mars et les reboucher ensuite; cela a duré trois mois, et on en avait par-dessus la tête.
Depuis, on a toléré dix-huit ans les ateliers impériaux, où un seul maréchal Vaillant touchait à lui seul le traitement de 15,000 terrassiers, et les bons bourgeois de la rue Saint-Fiacre disaient : ça nous coûte au moins aussi cher ; mais en donnant toute la somme à un seul individu,
on est sûr qu’il ne fera pas de rassemblement autour de la porte Saint-Denis.
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Louis Blanc fut élu représentant du peuple à la Constituante. Compromis dans l’affaire du 15 mai, il passa en Angleterre où il continua ses travaux littéraires.
Après la guerre de Prusse, Louis Blanc a été envoyé à l'Assemblée nationale de Versailles par le département de
la Seine qui lui a donné 220,000 voix environ; ce n’est guère que 215,000 de plus que celles qui firent M. Gavardie
député des Landes ; mais quand Louis Blanc monte à la tribune, M. Gavardie fait un tel tapage que les gens qui n'ont pas l'habitude de la Chambre croiraient volontiers que c’est ce dernier qui représente 215,000 électeurs de Paris et Louis Blanc quelques douzaines de paires d’échasses du département qui produit spécialement la tourbe.
Dès qu’il siégea à l’Assemblée, Louis Blanc ne cessa de réclamer un tas d’horreurs, telles que l’amnistie, la levée de l’état de siège, la liberté de la presse et la proclamation définitive de la République. Il fut toujours recu par la droite comme une averse par une noce en rase campagne.
En 1876, Louis Blanc fut porté candidat au Sénat.
Fort heureusement, ca rata. Il ne fut pas élu, ce qui lui permit, quelques mois après, de l’être trois fois comme député. | |
Nous ne savons pas au juste si Louis Blanc s'était laissé imposer cette candidature ou si, de son propre mouvement, il avait brigué l'honneur insigne de recevoir de quelques dirigeants gros imposés mandat de représenter tout un peuple de petits contribuables.
députés qui protestèrent en mai 1877 contre lecoup d'Etat
manger les marrons qu'il faut demander de s’apitoyer sur
Ce qu’il y a de certain, c’est qu'il est toujours fort heureux de voir un lutteur de cette trempe envoyé de préférence dans celle des deux es qui émane : directement de la nation. | |
C’est du haut de cette tribune seule que l’on a le droit de’parler au peuple et au nom du peuple.
Nous ne voyons pas clairement quelle gloire c'eût été pour Louis Blanc de représenter au Sénat 243 délégués choisis parmi les plus ventripotents des électeurs. Mais nous voyons tout l’honneur qu'il y a pour lui à être le porte-parole de cette masse de travailleurs déshérités au sort desquels il a voué toute sa vie.
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Louis Blanc fut naturellement au nombre des 363.
foireux du Guibollard des temps modernes.
Il fut réélu par le cinquième arrondissement par 12,2 4 voix sur 15,400.
Lui du moins — avec quatre ou cinq autres — avait hérite dexbetre.
Mais quant aux 357 culs-de-jatte qui réussirent à entrer de nouveau à la Chambre derrière cette demi-douzaine d’hommes vigoureux, nous ne saurions trop le redire, ils eussent dû être impitoyablement consignés à la porte par les électeurs républicains qu’ils avaient représentés pendant trois ans comme 357 terrines.
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A différentes reprises, Louis Blanc appuya lammistie totale ; mais sans aucun succès, bien entendu. Hat Ce n’est généralement pas aux Bertrand en train de
le sort des Raton qui se sont brûlé les pattes en les leur tirant du feu.
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En 1876, Louis Blanc fonda un journal qui mourut
jeune : l’'Aomme libre.
Hélas! le véritable homme libre d’un journal est beaucoup moins celui qui en fait les articles que celui qui en fait les fonds. Louis Blanc n’était pas riche — c’est sa gloire !... — l'absence de capitaux est le huitième des péchés du même nom. Louis Blanc l'avait, ce qui est beaucoup plus grave que d’avoir les sept autres. Et l'Homme libre fondit dans ses maïns trop propres.
Réélu aux élections générales d’août 1881, Louis Blanc prit la direction d’une sorte de comité de salut public qu’avaient organisé quelques députés de l'extrême gauche scandalisés de ce que M. Grévy, ayant deux Chambres à sa disposition: — la vieille dont le mandat n'était pas expiré et la nouvelle qui venait d’être élue — ne jugeût pas opportun d’en réunir au moins une pour calmer l’inquiétude que répandait dans le pays une gucrre entamée et conduite si bêtement que tout le monde se croyait rajeuni de onze ans.
Au physique, M. Louis Blanc est tout petit, plus petit que l’était M. Thiers. — Avons-nous eu le soin de dire: au physique ? — Oui. — Très bien. — Comme député, iltouche la même indemnité que Jules Ferry; ça lui apprendra à demander légalité des salaires.
Novembre 1881.
TR ONLODTRAN—
NOTICE COMPLÉMENTAIRE
Dates à remplir
PAR LES COLLECTIONNEURS DU TROMBINOSCOPE
Louis Blanc est renommé député le... 18...,1e jour où M. Gavardie ne l’est pas. — Il est fait ministre du travail par M. Clémen- DOI nr 0 et meurt lé." "F0.", aprés avoir mis à exécution son fameux principe : À chacun selon ses forces ; à chacun selon ses besoins. Seulement, pour que la société perde le moins possible sur Saint-Genest, il recommande en mourant qu'on lui interdise la littérature et qu’on ne l’emploie qu’à faire des queues de boutons.
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