ACHILLE
maréchal de France... prussien né à Versailles le 13 fé- | VTIGR 1011.
Joutweune, il montra d’excellentes dispo- | sitions pour le métier des ar- | mes. Dans les petits combats | qu’il organisait se [QA | avec ses cama- = ENS | rades,ilsemonj trait brave.
Seulement, Fe déjà à cette épo- Modo. de.) SA =: que, 1l envisa- PTIT S$eait la guerre | moins comme un moyen d’acquérir de la gioire que comme une occasion d’en tirer du profit.
Quand la mêlée était engagée, il laissait volontiers
pour vaincre au dernier moment afin de rester seul maître de l'armoire aux confitures. |
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Il échoua à l’école polytechnique et s’engagea comme simple soldat dans le 37° de ligne en 1857, HA | En 1835, il avait conquis par sa bravoure le grade de lieutenant et la décoration. | | 1 El Ïl fit brillamment, pour le compte de la régente Christine, la campagne d’Espagne contre les carlistes, revint en Algérie et fut nommé chef de bataillon en 1844. | Lieutenant-colonel en 1848, général de brigade en 1854, il se couvrit de gloire dans la campagne de Crimée et devint gouverneur de Sébastopol après la prise de
écraser ses camarades par l'ennemi et se tenait en réserve Malakoff.
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Promu général de division en 1855, il prit part à la guerre d'Italie et contribua au succès de Solferino. Jusque-là, tout va bien, et nous voyons Bazaine ce que sont tous les soldats français : audacieux, loyal, et offrant, sans compter, ses JOUrS à son pays. | Une circonstance devait bientôt lui permettre d’inau- | gurer sa deuxième manière. Vélocipède père—çcouvrezvous ! — qui, en 1862, commençait à éprouver le besoin de détourner l’opinion publique et quelques fonds dubudget, résolut d’aller fonder une monarchie mexicaine au capital de plusieurs centaines de millions.
L'opération paraissait toute simple: on plaçait un empereur là-bas et les obligations ici.
Bazaine fut envoyé au Mexique. En un tour de main, il chassa le Président de la République, et installa Maximilien d'Autriche sur le trône.
Mais Juarez reprit l'offensive et, d’un autre côté, les Mexicains, revenus de leur étonnement, ne tardèrent pas à se demander s'ils n'étaient pas un peu ridicules de se laisser gouverner par un prince autrichien étayé par les baïonnettes françaises. à |
| confié la garde, n’avait plus que trois mois de liste civile | dans le ventre, se souvint à point du Chien qui porte le
A 1 Bazaine, s’apercevant que Maximilien, dont on lui avait | dîner de son maître de La Fontaine.
Voyant son protégé menacé, il se dit: Je le mangerai bien moi-même. | %
Ce fut, alors, dit-on, qu'il s’efforça de précipiter la chute de Maximilien afin de prendre sa place.
On sait le reste. Sommé par les Etats-Unis de laisser les Mexicains assaisonner à leur gré le ragoût qu’ils devaient manger, Vélocipède père — couvrez-vous ! — dut rappeler Bazaine ainsi que ses troupes, et Maximilien reçut bientôt après l'indemnité de déplacement à laquelle ont des droits incontestables les princes étrangers qui, n’ayant pas de trône sous la main, se livrent à la dangereuse spécialité de porter en ville.
La conduite légèrement tortueuse de Bazaine au Mexique
* Jui valut à son retour une disgrâce momentanée de la part
des Tuileries. Elle ne dura pas.
Le léger nuage se dissipa de lui-même; Bazaine, en sa qualité de maréchal, prit son siège au Sénat et, en 1869, reçut le commandement de la garde impériale.
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Quand éclata la guerre avec la Prusse, le maréchal fut nommé commandant du 3° corps d’armée et, après nos premières défaites, recut le commandement en chef de l’armée du Rhin.
La France, qui commmencait à en avoir assez de voir l’empereur diriger les opérations militaires avec la profonde science stratégique d’un caporal tailleur, accueillit avec un véritable enthousiasme la nomination du maréchal Bazaine.
En un instant, ses agissements louches au Mexique furent oubliés ; on ne se souvint que de sa bravoure et de son audace qui n'étaient contestées par personne ; et pendant un mois, le maréchal Bazaine put sentir monter jusqu’à lui ce souffle ardent d’une nation tout entière, ivre d’indépendance et frémissante d’espoir; ce souffle puissant, chaud, pur et vivifiant, dans lequel tout un peuple envoie toute son âme à l’homme qu'il veut grandir et qui, frappant même un coquin en plein visage, suffirait pour letransformer en héros.
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