REX
ment de son frère au trône, en 1840, il devint gouverneur
et à l'étranger.
de la Poméranie et chef de plusieurs régiments en Prusse
PNR PAPE En GT LP PP A ta à : ; a NRA RTE NN TS RTS a SR IN PP DR DS PL PPS LS 0 LS SP RSS
— mn qe ha emo" usée thé ram htm
Ceux de nos lecteurs qui s’étonneraient que le commandement d’un régiment russe ou autrichien püt être confié à un pce prussien, auraiént tort.
On sait que, dans ce monde-là, c’est un usage reçu; les rois entre eux s'offrent un de leurs ete comme nous nous offrons un cigare.
C’est devenu aussi naturel que de fusiller un simple
soldat qui passe à à l'ennemi.
Lors des événements de 1848, considéré comme je moteur le plus enragé du système absolutiste, 1l fut obligé de se réfugier en Angleterre.
Il ne tarda pas à rentrer à Berlin et fut nommé gouverneur de Mayence.
Il devint, en outre, président de toutes les loges de la
franc-maçonnerie prussienne.
A ce propos, il nous serait presque impossible d’étouffer.
dans notre âme un cri d’admiration; ça nous ferait trop de
mal, nous aimons mieux le laisser sortir; ce cri, le voici :
Dieu !.. que les francs-macons nous font pitié! En effet, ne faut-il pas que ces braves gens soient tous en enfance pour aller chercher, comme ils le font
partout, leurs plus hauts dignitaires parmi les princes du sang!
Que nos francs-maçons modernes et ramollis ne croient
pas devoir continuer les traditions un peu rudes de leurs devanciers, d'accord; ils sont libres; mais alors, qu’ils renoncent à s’affubler d’un titre qui fut l’effroi des monarques et qu'ils s’intitulent tout simplement : Société des bonnets de coton réunis. | |
Une franc-maçonnerie où les empereurs ont leur fauteuil, c’est presque aussi drôle qu’une association d’ouvriers fondeurs du Creusot qui se seraient mis en grève sous la présidence du père Schneider. ’
Frédéric-Guillaume IV, son frère, étant tombé grave-
ment malade, Guillaume fut nommé régent le 9 octobre
| | Î | Sa régence n’offrit rien de remarquable, sauf une entre- | vue solennelle qu’il eut en juin 1860 avec l’empereur | Napoléon III. | | On ne sait pas ce que c’est au juste qu'une entrevue de souverains; beaucoup de bonnes gens de la provincecroient 0 encore que les princes s’y entretiennent de la grandeur et Fil de la prospérité de leurs peuples respectifs; c’est une Lt érreur. Pendant les entrevues de têtes couronnées, qui ne peuvent guère être mieux comparées qu'à celles qui ont lieu dans les antichambres entre larbins de bonne mai- Son, la conversation roule uniquement sur le thème suivant :
bourgeois ?.… T'es bête. mot j'ai une double clef de la cave! En voilà un gâte-métier!.…. 1l ne se fait donner
| | | — Combien te fais-tu de gratte sur la nourriture de tes: que trente du cent par les fournisseurs! etc... etc. À la mort de son frère, Guillaume I°* monta sur Île trône de Prusse (2 janvier 1861).
En arrivant au pouvoir, il amnistia tous les condamnés politiques afin de faire, dans les prisons, de la place pour en mettre d’autres.
Il s’occupa immédiatement d’une vaste organisation de | l’armée et vint de nouveau visiter à Compiègne l'empe- | reur Napoléon III, qu’il avait sans doute besoin de con- | sulter, comme plus ancien dans le métier, sur le meilleur |
moyen de faire danser l’anse du budget. h |
encore une amnistie à cette occasion et, pour faire plaisir | à Veuillot, déclara tenir sa couronne de Dieu seul. FE | Cette déclaration de droit divin, dont la conséquence | | était d’assimiler la nation prussienne à un vaste troupeau |
| Ve a e ] |
+ Le 17 octobre, il fut sacré avec pompe à Berlin, donna | à d’oies, ne fut pas du goût de la Chambre des députés, qui |
trouva l’occasion de faire sentir sa mauvaise humeur au roi, en votant toutes sortes de choses qu’elle savait devoir lui être désagréables.
Mais Guillaume résista et appela à son aide, comme président du conseil, M. de Bismarck, chez lequel il avait remarqué une rare aptitude à fourrer dans sa poche les principes d’honnêteté qui pouvaient le gêner.
M. de Bismarck eut bientôt déblayé le terrain; quand les députés ne votaient pas les lois proposées par lui, il les congédiait et ne les rappelait que lorsque ces lois étaient exécutées.
Ce procédé dura jusqu’en 1863 et fut couronné, le 1 juin de la même année, par une ordonnance supprimant la liberté de la presse.
Nos lecteurs s’étonneront, sans doute, qu'avec un sys-
tème comme celui-là, Guillaume n'ait pas les quatre fers
en l’air depuis au moins une vingtaine d’années; le fait est facile à expliquer. |
Les nombreuses diversions belliqueuses qu’il a toujours su opérer à temps et qui ont été couronnées d’un plein succès, ont eu jusqu'ici raison des aspirations démocratiques de la Prusse.
Nous sommes malheureusement ainsi bâtis : nous revendiquons des libertés, on nous donne une victoire; et comme de bons imbéciles, nous nous amusons pendant cinq ans encore avec cet os-là.
S1, en août 1870, Napoléon IIT — (couvrez-vous !...) — nous avait conduits à Berlin, nous nous prosternerions aujourd’hui sous les casse-têtes de ses gardes-chiourmes et le Figaro serait encore en pleine splendeur en rendant compte des jeudis et des épaules de la régente Benoiton.
A la suite de la guerre de France (1870-71) (voir le TromBiNoscore, cage Bismarcx), Guillaume fut élu empereur d'Allemagne; nous ne croyons pas que ça tienne chaud à son peuple pendant bien longtemps. |
LS 2 AN on 2 PRÉ D 6 M oo de in = TT or A
Re Et =, :
SE En
FL EN TE fe one
SES
re *
ne
RE
Il a épousé, en 1829, Marie-Louise-Augusta, princesse de Saxe-Weimar, qui lui a donné deux enfants nés avec chacun une envie de pendule sur la fesse gauche.
Cette union a été heureuse; après quarante-deux ans de ménage, Guillaume envoyait encore à son Augusta des télégrammes amoureux dans ce style : « Moumoute ado- » rée... Grande victoire! prise de Nancy! notre Fritz » a exécuté un magnifique #7ouvement tournant qui a fait » tomber en notre pouvoir tous ceux à sonnerie des hor- » logers de la ville. Mille baisers sur trous en rubis, — » Ton Guigui. »
A différentes reprises, notammenten 1874 ct en 1876, Guillaume eut, dit-on, la velléité de nous tomber denouveau sur le poil et de nous demander dix autres milliards pour nous punir de l’insolente facilité avec laquelle nous lui avions payé les cinq premiers.
Plusieurs entrevues qu'il eut, à ces époques, avec Alexandre IT, donnèrent à ces bruits une certaine consistance. Néanmoins, le coup ne fut pas tenté.
Alexandre IT s’y opposa-t-il, comme on l’a dit ?
Ou bien Guillaume hésita-t-il, au dernier moment, à risquer ce quitte ou double ?
A ce sujet les opinions sont libres.
Nous en profiterons pour dire la nôtre.
Et la nôtre, c’est que nous ne devons nos dix milliards n1 aux scrupules de Guillaume, ni à l'intervention sympathique (cliché) d’Aïexandre IT.
Nous les devons simplement à ce fait qué Guillaume les crut peut-être un peu moins faciles à prendre qu'en 1870, et qu'il se dit sans doute:
— Emballer est bien ; ne pas s’emballer est mieux !
Ayant renoncé, pour le moment, à nous prendre la Franche-Comté et la Bourgogne, Guillaume se rabattit sur. PAlsace-Lorraine qu'il visita en mai 1877 afin de s’assurer
de l'affection profonde qu’avaient pour lui les habitants de cette province. :
Il paraît que l’accueil ne fut pas des plus chauds.
Peu satisfait de l’enthousiasme que lui manifestaient ses nouveaux enfants fraîchement volés, Guillaume retourna à Berlin au milieu de ses vrais fils. |
— Ceux-là, du moins, pensait-il, feront risette à papa.
Cette risette se traduisit par deux coups de revolver et un coup de fusil que lui adressèrent, en moins de trois semaines, deux Prussiens : Hœdel et Nobiling.
Le premier manqua Guillaume et fut décapité.
Le second le blessa et mourut en prison, en refusant de désigner ses complices.
Immédiatement, et comme cela arrive toujours sous les dynasties bien tenues, le gouvernement désigna d'office commecomplices de Nobiling tous les socialistes allemands, qui furent traqués comme des lapins par M. de Bismarck.
Ceci se passait en 1878. Depuis cette époque, l’empereur Guillaume n’a été l’objet d'aucun attentat.
Tout récemment, sa santé a causé de vives inquiétudes à... ses amis. 3
Les nouvelles se succédaient d’heure en heure et étaient attendues avec impatience, surtout à Paris.
Un reporter donna celles-ci à son journal.
« Dimanche soir. L'empereur est très faible. Tout » fait prévoir un dénouement prompt.
» Lundi matin... Le mal s'est ageravé celte nuit, on a » bon espoir. »
Le rédacteur en chef essaya de faire comprendre au reporter que sa nouvelle était mal rédigée et pouvait donner lieu à de fâcheuses interprétations.
Le reporter —têtu comme un Alsacien, qu’il était d’ailleurs, — se refusa à la modifier.
La dépêche ne parut pas.
Al
À 7 1 } f £ Se Û | ne 1 L L À 4 F ee or. A La 4 nn !
ne | En 4 n «4 4 4 À |. '| RL :
DE on OR:
de Ne £ 4 ni DA % LA
DEEE
= ee 6 = - a = — ee — enr fifi ù Ÿ * Fi À ne rm re h à d . # gg dés 1 n* à , lé ae LE :- ns HS { - . ° = û “Æ é LS j ‘ = V , RE æ a < LT 0 Ma FIRE = à
om SET
CCS D mers à d > jo ss LE mn é a | . .
TR nr TER “
* à bi td en , ’
Au physique, l’empereur d'Allemagne n’est ni beau ni laid; il a la physionomie vulgaire, mais sa tournure est très commune.
Il est chauve et n’a conservé qu’un cheveu; encore fut-il pour Augusta. Le soir, la reine en pinçait l’extrémité entre ses dents et, avec ses ongles effilés, jouait dessus, pour bercer son roi, la valse de Freychutz. . | Guillaume a l’air d’un vieux caporal tailleur retraité.
Même avec la couronne et le manteau impérial, pas moyen de le prendre pour un empereur; mais s’il avait un bras de moins, une tunique verte, un chapeau à cornes et un jonc à pomme d'ivoire, on n’éprouverait aucune diffi-
culté à le faire passer pour le gardien du passage Véro-
Dodat. .
Guillaume mange de l’ail, boit comme un trou, a naturellement l’haleine empestée et souffle comme un phoque. Ce sont là des agréments que l’on ne peut guère se permettre que sur un trône; en omnibus, on serait insupportable. dur
Guillaume est très économe; quand il prend une culatte,
il ne la quitte plus.
Décembre 1881.
Dates à remplir
PAR LES COLLECTIONNEURS DU TROMBINOSCOPE
Guillaume, après avoir cuvé ses dernières conquêtes, se sent de nouveau inquiété par le socialisme allemand le... 18... — Ia recours à son fameux système de diversion militaire et déclare la guerre, le... 18... à une puissance voisine qui ne lui disait rien.— De Moltke n'étant plus là, son Fritz reçoit, dès l'entrée en campagne, un tripotée indigne le... 18... — Le socialisme allemand, qui n'est pas plus bête qu’un autre, profite de la circonstance pour faire enfin comprendre au peuple que c'est toujours sur son dosquetout ça se passe; et, le... 18..., Guillaume est déboulonné de son trône. Îl perd tous ses Etats le... 18... Un seul lui reste : l’état d’ivresse. — Enfin, il meurt, le... 19..., dans un violent effort qu’il fait pour remonter. la pendule d’une dame de sa cour, après une indigestion de cliquot.
CRPARAI
ABONNEMENTS
PIPIPPS
2 ea L==
Paris... Unan 10fr. © = NN Paris... Un an 10fr
Départements. — 12fr. Départements. — 12îr.
CSS CPR
Abonnements sans frais
Abonnements sans frais dans tous les bureaux de poste
dans tous les bureaux de poste
Cette nouvelle édition du Trombinoscope, qui paraît deux fois par semaine, composera des volumes de 100 biographies chacun, du même format et du même aspect que
les a autres ouvrages de TOUCHATOUT.
ONT DÉJA PARU
1. Jules Grévy 19: J Ferry 25. Veuillot 37. Henry Maret Clémenceau | 14. Sénat 26. Crevette 38. Cocu “3. Gambetta 15. Pr. Napoléon 27. Mac Mahon 39. La Presse 4. République 16. Don Carlos |28. Sarah Bernhardt | 40. Louis Blanc Thiers 17. Napoléon III 29. Cassagnac 41. Bazaine 6. Zola 18. Ricord 30. Judic 42. Opérette 7. Rochefort 19. Dieu 21. Concordat 43. Naquet 8. La Canicule 20. Réserviste 132. Comte de Paris 44. Dumaine 9. duc d’Aumale 21. Andrieux 33. Gommeux 45Emile de Girardin 10. Victor Hugo 22. Got 34. Ctede Chambord 46. Hyacinthe 11. Belle-Mère 23. Louise Michel 39. Bisiaarck ; 12. J. Simon 24. Conservateur | 36 Septennat Ier % >
Histoire de France tintamarresque, un volume de 800 pages,
500 dessins noirs et coloriés, envoi franco.......... 12 fr. SUITE DU PRÉCÉDENT :
Histoire tintamarresque de Napoléon III, un volume de
800 pages, 500 dessins noirs et coloriés, envoi \ franco. A2 ir. SUITE DES DEUX PRÉCÉDENTS :
La Dégringolade impériale, deuxième partie de L HISTOIRE; TINTAMARRESQUE DE NaPoLÉON III, un volume, 500 dessins noirs et coloriés, envoi franco... "4. RTE 12 ir:
Grande Mythologie tintamarresque, 600 dessins noirs et coloriés par G. Lafosse et Moloch, un volume de 840 pages franco. ss ose due ous oies 0e ee
EN PRÉPARATION
SUITE DES TROIS PRÉCÉDENTS Le Septennat tintamarresque, un volume de 800 pages, illustré. Mélanges tintamarresques, recueil de fantaisies, un volume de 800 pages, illustré.
Quratèn ame , TINTAMARRE Ouratèm an
HEBDOMADAIRE; SATIRIQUE ET FINANCIER, PARAIT LE SAMEDI