‹ Le trombinoscopeChapitre 213 sur 307 · DUC DE · texte numérisé non relu

DUC DE

homme politique français, né le 13 juin 1821 ou

Il appartient à

lienne, les Broglia, qui vint se fixéméndhrance, au dix-septième siècle,et fournit à notre pays trois

ntasmmmernner

Les Broglia francisèrent alors leur nom; ils en firent:

maréchaux.

* Broglie, et de nos jours, quelques poseurs affectent de dire:

Broïl, pour se donner un air capable.

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une famille ita-

. Nous ne faisons de querelle à à personne; chacun est libre.

De Broglie se prononce en français; 1l se prononce aussi | en savoyard ; il n'y a qu’en politique qu ilne se prononce pas toujours : aussi clairement qu on a le désirerait.

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Philippe. Ce ministre était un des plus fervents apôtres se de la célèbre école doctrinaire , , qui reconnaissait, EN « PRINCIPE, toutes les libertés, mais les enfermait à double tour dans le bas de l’armoire, sous prétexte que le peuple pourrait se faire du mal avec. |

A très peu de chose près, M. Albert de Broglie a hérité

de son père de cette touchante sollicitude qui nous rappelle celle du maître de pension reconnaissant «en principe » que ses élèves ont le droit d’avoir faim, et mettant le pain sous clef pour qu'ils ne puissent pas se donner D: 08 tion. |

Tout jeune, il obtint des succès universitaires et ne tarda

pas à s’occuper de matières politiques et littéraires. Il débuta dans la Revue des Deux-Mondes, où ses articles furent très appréciés... par les chirurgiens de l'hô pital Beaujon, qui réussissaient, à l’aide de cette léthargitté ture, les opérations les plus douloureuses.

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De 1848 à 1851, M. de Broglie ne joua aucun rôle marqué; monarchiste constitutionnel, il détestait à peu près au même degré la République et l'Empire,

Aussi se tint-il également à l’écart et ne se mêla-t-il pas à la politique active sous le règne de VÉLOCIPÈDE père. —

(Couvrez-vous !). [l concentra toutes ses immenses facultés =.

Lu LJ L] L1 L1 L2 L] ÿ sur les questions religieuses, publia sur ce sujet divers

M. Albert de Broglie est le fils din ministre de Louis= 1

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ouvrages excessivement ennuyeux, mais tous empreints d’un cléricalisme ardent, mitigé de tolérance timide.

Il s'était lié avec Lacordaire, Montalembert et de Falloux, et, à eux quatre, ils avaient la prétention de représenter le parti carpe-et-lapin du catholicisme libéral, cette fraction de naïfs qui tente la tâche impossible et ridicule d'amener le pape à convenir que même un pontife n’est pas assez infaillible pour être sûr de retenir un pet en dormant.

En même temps que M. de Broglie livrait combat à la mère Angot de l'Univers, qui avait porté la discussion des questions religieuses sur le carré au poisson, il sapait le gouvernement de Napoléon IIT, mais avec une excessive prudence.

Le 20 février 1862, il fut élu à l’Académie, en remplacement de Lacordaire et à la grande stupéfaction du public, qui ne comprit pas pourquoi on lui avait donné la préférence sur le joueur d’accordéon du pont des Arts.

Lorsqu’en décembre 1869, Pie IX appela les évêques à Rome pour proclamer son infaillibilité, M. de Broglie lanca un manifeste contre l’opportunité de proclamer ce dogme; mais il n’en empocha pas moins sa part de la réponse que fit le pape à cette protestation, réponse dans laquelle il était dit:

» Il y a en France un mal plus redoutable que la révo- » lution et que la Commune: c’est le libéralisme catho-

» lique. »

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En 1860, M. de Broglie s'était porté comme candidat de l'opposition libérale dans l'Eure et avait échoué, Il s'en

? était consolé quelques mois après en prenant le titre de

duc à la mort de son père.

Le 8 février 1871, il fut élu à l’Assemblée nationale par

ce même département ; et presque immédiatement nommé,

“par M. Thiers, ambassadeur à Londres. Ces fonctions ne l’empêchèrent pas de venir souvent à Versailles prendre part aux travaux de l’Assemblée.

Nous devons même enregistrer à son honneur que lors de la discussion de la loi sur les délits de presse, il réclama énergiquement le jury pour les écrivains et combattit M. Guiraud qui demandait que les journalistes fussent jugés par la correctionnelle pour avoir soutenu leurs opinions, tout comme si ces opinions eussent été des filles de barrière.

Il vota pour l’abrogation des lois d’exil, contre le retour de l’Assemblée à Paris, et aussi pour que les princes d'Orléans vinssent siéger à la Chambre; nous retrouvons notre Broglie !.….

Bien qu'ambassadeur de la République, il ne négligea . aucune occasion de manifester ses préférences pour la

monarchie, et on le vit même quitter son poste pour venir à Versailles voter contre le gouvernement dont il était le commis-Voyageur.

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Cette anomalie souleva d’assez raides récriminations dans la presse républicaine, qui ne pouvait pas mettre dans son sac que M. Thiers allât justement choisir pour représenter la République — et aux frais de celle-ci — des gens qui la débinaient de père en fils depuis quatre-vingtquinze ans. |

Satisfaction fut donnée à l'opinion publique, le

26 avril 1872, par la démission de M. de Broglie comme *.

ambassadeur.

Rendu tout entier à son mandat de député, M. de

Broglie devint un des chefs les plus influents du parti orléaniste et se mit à tailler, avec une activité surprenante, les bâtons que lui et ses collègues destinaient aux roues de la carriole de M. Thiers.

Le zèle et l’acharnement qu’il apportait dans ce travail éminemment patriotique, attirèrent sur lui l’attention de ses collègues, qui le nommèrent membre de la célèbre commission des Trente chargée de récompenser M. Thiers de tout le mal qu’il s'était donné pour la France, en lui votant un bâillon d'honneur.

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Le 9 février 1873, cette même commission des Trente le nommait son rapporteur, et ce fut lui qui, quelques jours après, eut l'honneur de venir donner connaissance à l’Assemblée de ce fameux rapport à double compartiment où chaque parti pouvait puiser selon les besoins de son cœur : les républicains, l’assurance que les monarchistes étaient roulés, et les monarchistes, la certitude que les républicains l’étaient aussi.

Certes, une œuvre pareille ne peut être celle du premier venu, et il faut admirer le talent d’un homme assez habile pour tourner pendant cinq quarts d'heure une enfilade de phrases qui toutes signifient, selon la volonté des intéressés : Mon cœur à tot !... ou : tu l’en ferais mourir !...

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