FRÉDÉRIC = ALBERT
général français, né à Valence le 5
Tout jeune, il manifesta un pen-
mai 1816.
chant violent pour | l’état militaire. | On Pavait mis | /=\ en nourrice. Ilre- |
fusa de prendrela
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mamelle,. : |
l’y décider, luidire A
que c'était un ma- | - melon.
+4 É à Après avoir fait ses études à Grenoble et à l'Ecole poly-
… technique, il entra dans le génie, qui ne lui rendit pas la
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une médisance — que, préludant à | une prétendue cireu=e
et à sa surveillance de tous les instants, pas une « per-
en bon état et tenant la main à ce que chaque chef d'équipe
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pareille, si l’on en croit certains biographes plus réèe” Ÿ
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Es 1830, M. Farre fut nommé I leusenant à au [2% té fi ment ; puis employé. aux fortifications de Paris. # L- A > ut dirigea les travaux du fort de Nogent. AL me > On raconte, à ce propos — mais c'est là sans “doute à
laire par laquelle il aurait, plus tard, enjoint à ses soldats de ne pas-oublier d’emprter leur « trajectoire » en allant à la cible, il donnait déjà aux ouvriers placés sous sa direction, l’ordre de resserrer leur niveau d’eau à plat pendant la nuit, afin ee ne pas les retrouver faussés lendemain
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En 1847, M. Farre fut envoyé à Lyon, où ail fs a à l'achèvement des fortifications. RS Là encore, on assure qu 711 remplit ses fonctions avec
un zèle remarquable, et que, grâce à sa prévoyance active
pendiculaire » ne s’égara pendant tout le ék rs des
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En 1853, il fut désigné pour l'Algérie. | Après une étude approfondie des ARVRREES défensifs d'Oran, il termina les fortifications d'Alger, veillant sans cesse au bon entretien des « tangentes >, s’inquiétant tous les matins si les « échelles de proportion ». étaient
ait des «-cosécantes » de rechange en quantité suffisante pour parer à toute éventualité. en si En 1856, M. Farre suivit les expéditions de la Grands
Kabylie, où il se distingua, comme soldat cette fois, par son intrépidité. |
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Après cette campagne, 1l fut nommé chevalier de la Légion d'honneur.
M. Farre, en 1864 puis en 1867, fut envoyé comme directeur du génie au Havre et à Toulon.
Toujours soucieux du bon entretien de nos fortifications, il mit tous ses soins à ce qu’elles fussent toujours en bon état.
On raconte qu’à Toulon, alors qu’il présidait à la con- | struction d’un petit fortin, ayant demandé à un de ses
officiers ce que c'était qu'un remblai à peine commencé,
l'officier lui répondit : | — Mon colonel !.. c’est un ouvrage avancé.
— Avancé !... reprit M. Farre sévèrement, vous garderez les arrêts pendant quarante-huit heures, pour vous être permis d'appeler ouvrage avancé un ouvrage qui est, au contraire, très en retard.
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M. Farre fut ensuite successivement directeur du génie à Arras et à Lille.
Ce fut à ce dernier poste que le trouvèrent les événements de 1870. |
Les diflérents traits de génie que nous avons racontés plus haut étaient parvenus aux oreilles du gouvernement de la Défense nationale.
On avait assez des de Failly, qui égaraient leur artillerie dans tous les coins; le besoin se faisait sentir de confier notre armée à des hommes sérieux qui, comme M. Farre, étaient réputés pour ranger avec un soin minutieux les « {rajectoires ».
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M. Farre fut promu général de brigade et placé auprès
du général Bourbaki en qualité de chef d'état-major. Ë
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Du jour où il entra en fonctions, l’organisation de ce corps d'armée marcha comme par enchantement.
Les magasins furent approvisionnés.
Les ateliers construits.
Les hôpitaux réorganisés.
Les équipements complétés.
Avec lui, ce ne fut plus comme avec les Lebœuf ct sous-Lebœuf de l'empire.
Plus de canons sans boulets.
Plus de boulets sans canons. N Plus de wagons complets d’éperons envoyés aux régiments d’infanterie.
Plus d’expéditions de souliers aux corps qui. attendaient du pain de munition.
Plus d’envois de sabres-baionnettes à ceux qui manquaient de chaussures.
M. Farre organisait tout, surveillait tout, dirigeait tout avec son zèle, son courage et son esprit habituels. |
Ce fut lui, assure-t-on, qui enjoignit aux maîtres tailleurs de tous les régiments placés sous ses ordres de réserver ce qu'ils avaient en tissus de plus fort, de plus solide et de plus résistant, pour le cas où l’on serait obligé de doubler les étapes.
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On comprend qu'avec un homme de cette trempe, le corps d’armée confié à ses soins ne devait pas tarder à se trouver sur un pied convenable.
Effectivement, dès le 15 novembre, trois brigades étaient entièrement prêtes.
Grâce au général Farre, il ne manquait ni un bouton
de guêtre à l’infanterie ni une « parabole » à l'artillerie.
Resté seul commandant en chef, par suite du départ du général Bourbaki, appelé à Tours, M. Farre livra à l’ennemi, le 27 novembre, le premier combat d'Amiens, qui fut des plus glorieux.
Jusqu’à la conclusion de la paix, le général Farre eut plusieurs occasions heureuses de se signaler.
Il le fit avec un courage et un patriotisme exemplaires.
Mais M. Farre — outre son penchant peut-être un peu exagéré à confondre avec une vertu militaire la « patience » dont se servent les fantassins pour nettoyer leurs boutons — avait un gros défaut aux yeux des hommes qui furent chargés, la paix faite, de réorganiser notre armée républicaine sur des bases... monarchiques.
Il était fortement entaché de libéralisme.
Aussi, la commission de revision des grades s’empressat-elle de ne pas ratifier sa nomination au grade de général de division qui lui avait été donné à titre définitif par le gouvernement de la Défense nationale.
Il fallait bien garder un peu de place pour caser dans
l’armée de la République les fils, petits-fils et neveux d'Orléans !.…
M. Farre resta en disponibilité jusqu’en 1872.
A cette époque, il fut nommé directeur du génie en Algérie. |
Et, en 1875, son grade lui ayant été définitivement rendu, en attendant sans doute qu’on puisse le lui retirer pour le donner au duc de Chartres, M. Farre fut de nouveau appelé au comité des fortifications, avec mission spéciale d’inspecter les travaux de défense des côtes.
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les événements de Tunisie, qu’il n’en a rien fait de bon.
Dans ces nouvelles fonctions, il apporta,comme toujours, un zèle et une probité qui sont devenus légendaires. | ;
Il paraît même qu’il avait quelque répugnance à - occuper des phares, dans la crainte, disait-il, qu'on ne l’accusât d’user de son influence au profit des membres fe sa famille. j
Après avoir été placé à la tête du gouvernement de Lyon, le général Farre fut nommé, le 28 décembre 1078 ministre de la guerre. | | 4 A8M
Ici s’afrête notre tâche. Comme soldat, le général Farre n’est contesté par personne; comme ministre, c'est une autre paire de... trajectoires. 20718 -HR HET SE
Nous ne sommes pas assez compétents pour savoir ce qu'il aurait pu faire de notre armée, ; ‘tie SSH
Mais tout le monde l’est assez pour constater, : dires
Son impuissance vient-elle de lui-même ? lies
Ou bien a-t-elle pour explication un état de choses général, un entourage gangrené par l'Empire et instinctivement rebelle à toute réforme militaire qui pourrait profiter à la République ?
Nous admettrons volontiers cette dernière hibotitese. la plus avantageuse pour la renommée du général Farre, aujourd’hui rentré dans les rangs d’une armée qu’il n’a su
— ou qu’il n’a pu — ni réorganiser, ni reconstituer.
À différentes reprises, le général Farre a affirmé éncrgiquement son dévouement à la cause républicaine.
Ses confrères dans le même cas ne se remuent pas : la pelle. AT
Rangeons donc le général Farre au nombre des bons citoyens qui peuvent être utiles à la République, à la con-