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HYACINTHE

Lours- HYACINTHE

DurLost

(dit)

nez à Amiens le 15 avril 1814.

son premier cri en voyant le TO LE.-. OÙ LOT paye sonloyer fut : « Je viens à

terme | »

L’accouchement de sa mère avait été très laborieux; il avait même donné des craintes sérieuses. La famille était consternée,

quand tout à coup le docteur s’écria avec joie : Tout est

acteur français,

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AE it fallut lui el à se Mouche ce fut encore

sauvé! le nez est passé. il ne reste plus que l'enfatt, & >. ; n'est plus rien ! » | Se à | LES e Res

L’allaitement du jeune Hyacinthe fattcés de) à ause de la es de son PA ere ras ee

le diable. Même avec ses deux mains, il ne pouvait prendre moe son nez, etil était obligé, pour le presser, de le fourrer dans l’entrebâillement d’une porte.

Comme c'était un travail ennuyeux, les trois quarts du temps il hésitait à l’entreprendre, et prélérait renifler.

Mais alors cela devenait tout à fait intolérable. D’abord, le vent, en s’engouffrant dans ses puissantes narines, faisait un bruit effrayant; ensuite, l'aspiration produisait dans la pièce où reniflait l’enfunt comme une trombe qui enlevait de dessus les meubles, papiers, globes de pendules, housses, coussins, et tous objets qui n'étaient pas assez

pesants pour résister à cette attraction.

5e + Quelquefois, dans ces reniflements, des objets précieux, soulevés cet attirés par une force prodigieusé, disparurent en tourbillonnant dans Ie nez du jeune Hyaçinthé, et jamais on ne put les retrouver. À six ans, il avait reniflé trois cuillères d'argent, deux numéros de la Patrie, le dé à coudre de sa sœur, trois embrasses de rideaux et un, abat-jour. ICS

Désespérant de sauver le reste du mobilier, les parents

du jeune Hyacinthe se décidèrent à lui faire poser à l'entrée des narines, un grillage en toile métallique. :

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Re

rot, Cependant, on s’apercut que le développement de son

nez n'avait pas nui à celui de son intelligence, et, à huit ans, le petit Hyacinthe jouait déjà avec succès les Mélingue dans la troupe d'enfants alors dirigée par M. Comte. Déjà, à cette époque, il était très malheureux l’été, parce que les mouches venaient se poser exprès sur le bout de son nez, sachant bien qu'il n'avait pas le bras assez long pour les chasser avec la main.

C'était un supplice horrible ; il avait beau secouer la. tête, souffler de toute la force de ses poumons pour effaroucher les insectes, rien n’y faisait; les mouches, se

sentant hors de portée, l’aiguillonnaient cruellement.

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dé

| Le jeune Hyacinthe qui, nous lavons dit, était très 41 intelligent, eut une idée: 1l acheta sournoisement une sarbacane qu'il ne quitta plus jamais. Il avait toujours des balles en terre glaise dans sa poche, et quand une mouche | venait se poser sur le bout de son nez, au moment même où elle se croyait le mieux en sûreté, il l’ajustait et la foudroyait sous un de ces projectiles.

C'était un peu loin, mais il soufflait fort et manquait

rarement le but.

Q ” È “ er A id

| A quinze ans, il entra aux Variétés comme choriste. On dut le remplacer dans cet emploi parce qu’il lui arrivait

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