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d'étplidher la nature et le caractère : A gens pat line % de: | fluence de leur origine. n 4 En effet — comme pourront le voir nos Lécrer et au cours, À | de cette biographie — depuis son enfance jusqu’à son. âge Fe
mûr, M. Andrieux apporta, dans toutes les circonstances
de sa vie, cette aiménité et cette courtoisie, qui se perdent 218 beaucoup de nos jours, et que l’on ne retrouve plus guère {eh que chez les cockers de fiacre qui n'ont me fait le de et les concierges CR à tfaln de ra PE.
1 4 quartier latin. del
Recu avocat au barreau de Lyon, il ae de ne 4 ‘procès politiques et se fit remarquer par la chaleur de et "+
sentiments républicains (??). : 590
Comme Gambetta, M. Andrieux avait flairé que le; jour était proche où les avocats roublards. allaient recevoir, en * popularité et en places, la juste récompense due à. ceux. de leurs clients qu’ils avaient fait condamner à cinq ans de prison. +. A |. 400 Cependant — soyons juste |... — M. Andrieux rs un pe peu plus que Gambetta. +3
Il ne se contenta pas, cofme celui=ei, de défendre en robe — c’est-à-dire à l'abri de toutes représailles CR hommes plus impétueux qui avaient attaqué l'Empire et de se faire tranquillement de ces plaidoyers en simili-indignation 50,000 voix de rentes pour les élections. suivantes.
M Ari Ett paya de sa personne. Il outrägea Empire pour son compte hors du PES et fut condamné | trois mois de prison. A à
. Ce n’était pas encore positivement pe martyre de Blanqui; mais enfin, c'était toujours quelque chéblue plus que les criailleries faciles auxquelles se livraient sans ait les avocats roublards d’alors.
* M. Andrieux organisa aussi à Lyon des 1 réunions publiques pour combattre les candidatures officielles de PEmfipe.
Et en 1870, il fut délégué au congrès HN dé de Naples que les libres-penseurs avaient PRE ChiQPe | position avec le concile de Rome. 2
À ce congrès M. Andrieux se fit remarquer comme librepenseur et émit, à propos du dogme de l’immaculée conception, des opinions à faire rougir une sage- femme.
e senc bon
| Entre temps: et pour employer les loisirs que lui laissait
(: 4 k È 2 pau M. Andrieux, en prévision des événements — AE el tout estpossible:!.c)— sn Le dapptendre R monter : ‘de D PACE I E Tran
Il y renonça bientôt, n ayant pu acquérir dans l'art de ue Péquitation que ce ton dé cavalier qui lui est d’ailleurs si bien résté et a été depuis la cause de ses succès et de ses D déboires.
. Veinard comme on ne l’est Sas M. rate) qui avait pute, ainsi que nous l’avons vu, condamné à trois mois de prison, fut invité à purger cette condamnation le 3 septem- De] bre 1870. :
* ‘24 Or, l’Empire ayant été renversé le lendemain, M. Andrieux, relaxé naturellement quelques heures après D 3 son incarcération, eut cette chance inespérée d'obtenir presque pour rien les palmes du martyre.
‘Et comme les marchands de ces feuillages de luxe ne font pas le détail, M. Andrieux =— nouveau Latude ou 35 k minutes de captivité — se trouva d'emblée le frère en | persécution de Barbès et de Victor Hugo qui avaient fait chacun leurs dix-neuf ans d’exil ou de prison.
# SA l’hôtel Drouot du martyre, on trouve quelquefois de ces occasions !.….
En effet, ces trente-cinq minutes de fers désignèrent M: Andrieux pour un avancement rapide.
“Six joursaprès — le 10 septembre 1870 — il était nommé par le gouvernement de la Défense nationale procureur ” la République à Lyon. |
+ Dans ce poste, il déploya beaucoup Fe fermeté et de courage. Lors de l'insurrection lyonnaise du 30 avril 1871, il se montra résolu et à poigne, tenant tête à la fois aux émeutiers et aux réactionnaires.
. Ces derniers principalement furenttellement mécontents de lui, que dans leurs journaux, ils l’accablèrent d’éreintements si violents, que M. Andrieux porta plainte et les fit condamner assez durement.
Elu député quelque temps après, M. Andrieux eut subir de violentes attaques à propos de ses puefesqians ds foi anti-cléricales.
Il donna sa démission, redevint avocat, Ans membre du conseil municipal de Lyon, et livra de très beaux CORARTS à l’ordre moral.
Pendant cette période, — Ia plus de Hadable de sa
carrière, — M. Andrieux eut à lutter surtout — et lesfit avec bonheur — contre le préfet de Lyon, M. Ducros, à qui l’on est redevable de ces fameuses ordonnances montépinesques assimilant les enterrements de libres-penseurs à l'enlèvement nocturne des tas d’ordures.
Le 2 novembre 1875, M. Andrieux fut nommé conseiller
général par le canton de Neuville, et le 20 février 1870,
député de la quatrième circonscription de Lyon.
A la Chambre, il vota avec les républicains et suivit la politique de M. Gambetta.
Réélu dans letas des fameux 363 que M. Gambetta fit plébisciter par la France après la crise de diarrhée de coup d'Etat du Guibollard des temps modernes, M. Andrieux reprit son siège, fut nommé rapporteur du projet de loi d’amnistie et vota — contre l’amnistie totale.
Il paraît que rien n’endurcit le cœur comme le souvenir des souffrances que l’on a endurées soi-même. |
M. Andrieux, qui avait été emprisonné pendant trentecinq minutes sous l’empireet auquel ces trente-cinq minutes de détention avaient rapporté gloire, places et honneurs, ne pouvait se faire à l’idée que les fédérés de mars 1871 pussent expier à moins de cinquante années de bagne, les trente sous par jour qu'ils avaient touchés pendant six semaines pour nourrir leurs familles.
Ces nobles sentiments ne pouvaient manquer d’appeler sur M. Andrieux l'attention du gouvernement de M. Gambetta.
M. Andrieux fut nommé préfet de police.
Ce fut surtout à partir de ce moment que l’ex-procureur de la République de Lyon se révéla complètement.
La préfecture de police, on le sait, est restée, même en République, une sorte de suzeraineté interlope et louche qui fait payer très cher au public les services qu’elle rend aux gouvernants.
Aucun poste ne pouvait mieux convenir à la nullité et à l’outrecuidance de M. Andrieux, que celui dans lequel on peut n'être capable de rien sans contrôle ou capable de tout sans responsabilité.
La préfecture de police allait donc à M. Andrieux comme un gant.
Donnant un libre cours à sa suffisance effrontée doublée d’une insuffisance crasse, il se tailla dans son nouvel emploi un pourpoint bien à sa taille.
qq tr nt çmmtrec te perte tee
Vravait-1l un assassin à découvrir et à arrêter ?... — (Walder, par exemple) — il ne le découvrait ni ne l’arrêtait jamais. |
Y avait-il une femme honnête à laisser rentrer tranquillement chez elle le soir? —(Mme Eyben, entre autres) — il la faisait régulièrement conduire à Saint-Lazare.
Y avait-il un journaliste républicain qui se présentait à la Préfecture pour y prendre les renseignements auxquels il avait droit ? — il le faisait mettre insolemment dehors
Y avait-il un de ses beaux-frères qui tuait quelqu'un en duel ? il ne le faisait aucunement mettre dedans.
En un mot, fonctionnaire inepte et autoritaire, aussi tranchant avec les gouvernés que complaisant pour les gouvernants, M. Andrieux eût fait un excellent préfet de police de l’Empire, ‘sous lequel il eût été certainement capable d’étouffer, selon les circonstances, un honnête
* homme ou une sale affaire.
Pendant longtemps — trop longtemps — M. Andrieux régna ainsi sur Paris dans lequel il suffisait, pour pouvoir se promener librement, d’avoir coupé un garçon de banque en trente-cinq morceaux ; mais dont la circulation était devenue très dangereuse pour les mères de famille qui allaient le soir chercher leurs enfants laissés à diner chez des amis.
M. Andrieux ne tarda pas à devenir très impopulaire aux yeux des gens qui ont le mauvais goût de trouver insupportable que l’on traite leurs femmes comme des filles perdues. |
Ses allures gessleréennes mirent le feu aux poudres.
Le conseil municipal de Paris, choqué un beau matin des procédés sans gêne d’un fonctionnaire qui devait, en somme, lui être subordonné, décida qu’il n’aurait plus aucun rapport avec la Préfecture de police tant que celle-ci ne se ferait pas représenter par un homme mieux élevé.
Mais, chose inouïe !... plus l'opinion et les élus du peuple réclamaient la destitution de M. Andrieux, plus le gouvernement semblait mettre d’obstination à le conserver.
Quant à M. Andrieux, plus arrogant et plus incapable que jamais, il continuait à ne découvrir aucun criminel célèbre et à faire déborder Saint-Lazare de toutes les femmes honnêtes qui ne pouvaient pas justifier d’une carte de prostituée.
Dans une attitude de défi, fier et superbe, il semblait dire d’un côté, aux Parisiens indignés : Je vous em... ct au gouvernement: T'ouche-mot donc un peu !.….
Ce renversement des rôles qui faisait d’un simple salarié
l’insulteur de ceux qui l’employaient et le payaient, irrita
l'opinion, et l’on chercha quelle pouvait être la cause de
tant d'assurance d’un côté et tant de con iAnsE de l’autre.
On fut naturellement conduit à penser qu'entre le préfet
de police inexpugnable et les gens au pouvoir qui n’osaient
pas le dévisser, il devait y avoir un — ou plusieurs - —
| cadavres.
Et aussitôt le bruit courut que M. Andrieux avait Éépe ee | à plusieurs reprises en parlant des chefs du gouvernement : — S'ils me lâchent, je dis tout !.… EE
| Cependant, à la grande surprise du public, on apprit. un
| | beau matin de juillet 1881,que M. Andrieux démissionnait
Par quel miracle s’était-il aperçu tout à coup de cer=
taines « incompatibilités » de mandat qu'il reconnaissait d
lui-même dans sa lettre de démission ? +
Quel accord avait pu intervenir entre lui et les dent à [10
puissants qu’il avait menacés de « fout dire » ? "1
Voilà ce que l’on ne sait pas encore. PA ON
Mais, comme lorsque l’on ne sait rien il est permis. de
tout supposer, nous profiterons de la permission et enga-
gerons vivement nos lecteurs à en faire autant, nous en rapportant en cela à leur entière malveillance. |
Aux élections générales du 21 août 1881, M. Andrieux a été élu à Lyon par huit mille voix, comme républicain.
Le bruit court que sa candidature n’a réussi que par: suite d’un malentendu entre lui et ses électeurs.
Voici comment la chose se serait passée :
Lorsqu'il s’est présenté, le comité électoral Bi aurait demandé :
— Acceptez-vous le mandat impératif ?
Et il aurait répondu sans hésitation :
— Mais certainement !.…
Ce :n’est qu'après le scrutin que l’on aurait su que M. Andrieux avait compris que« mandat impératif » Vou=. lait dire mandat auquel doivent obéir les électeurs. .: | Si cela est vrai, il est regrettable que les Lyonnais, con-
naissant le tempérament autoritaire de leur candidat, n'aient pas mieux précisé leurs prétentions avant le vote.
D'autant plus que pareil g#iproquo était déjà arrivé avec
| le célèbre charlatan qui comprenait que «arracherles dents
sans douleur » signifiait que lopérateur ne souffrait pas:
Ce qui prouve que l’on ne saurait s'entendre trop claire- .
Res Ed { ae
ment avec les dentistes et les candidats avant de faire extirper des molaires et des bulletins de vote.
Au physique, M. Andrieux est un homme modérément beau, mais qui rachète le manque d’agrément de sa phy-, sionomie par un air des plus désagréables. — Le nez est fort, même un peu trop fort pour qu'il puisse le fourrer partout, ce qui était gênant pour lui quand il était préfet de police et l’empêchait toujours de découvrir les notables
- superficielle qu’à un froncement de sourcils cliché et au
retroussement affecté d’une moustache de cosaque. — La mise élégante de M. Andrieux est proverbiale ; s’il ne mettait jamais de gants pour parler au conseil municipal, il en mettait de gris-perle pour expulser les jésuites. — Un cheveu dans l’existence heureuse de M. Andrieux, très
fumerie Pinaud ne veut plus lui fournir d’odeurs pour sa toilette. Le directeur de cet établissement prétend que M. Andrieux était une réclame au rebours pour sa maison. Il avait remarqué que tous les gens qui approchaient lex-préfet de police, quand il le fobrnissait, portaient leur
chentèle autre part tant ils le trouvaient puant. Septembre 1881. |
pme CET EE D nr
NOTICE COMPLÉMENTAIRE
‘3 Dates à remplir
PAR LES COLLECTIONNEURS DU TROMBINOSCOPE
Par un de ces jeux de bascule dontla politique et le tir aux maca-
Tue 18... — À cette nouvelle, tous les malfaiteurs sérieux qui se cachaient à l'étranger reviennent tranquillement fumer des londrès à en plein jour sur les boulevards, et les honnêtes femmes ne sortent | plus de chez elles que déguisées en homme afin de ne point être
| 4 arrêtées comme filles publiques édemarande.. [ere rôLe,
EE. : un nouveau conflit ayant éclaté entre M. Andrieux et les conseillers à municipaux de Paris qu il recommençait à vouloir traiter comme sh des ouvreurs de portières, M. Andrieux est forcé de donner une
| seconde fois sa démission le....... 18... — Îl rentre dans la vie È
privée mais refuse de rentrer en lui-même et continue à se montrer - envers tous ceux qui ont affaire à lui, sec, impoli, raide, dédaigneux,
1 #T orgueilleux, tranchant, Léz.,:" 18. sil tombe gravement Halade d’une plaie profonde qu’il s’est faite dans le dos à force de vouloir. | E RAA éternuer plus haut que le..... nez. — Enfin, voyant son mal i incurable et sentant la vie lui échapper comme un simple Walder, | if NI, 19...,Se suicider dans une rue de Madrid afin N, 0. d'être porté, — comme il l’a toujours été, — à la morgue espa-
gnole.
malfaiteurs. — Aucun caractère d’ailleurs dans cette tête vulgaire qui n’emprunte à grand’peine un peu d’expression
musqué êt très soigneux de sa personne, c’est que la par-.
rons Ont le monopole, M. Andrieux redevient préfet de police, le
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