‹ Le troubadour Guilhem MontanhagolChapitre 10 sur 84 · Cf. ïbid. m, p. 796, & VII, ii · texte numérisé non relu

Cf. ïbid. m, p. 796, & VII, ii

5. Déjà O. Schultz fin Zeitschrifi, /. rom. PhiloL, XV, p. 233) avait, mais sans en donner de raisons positives, indiqué pour cette pièce les dates presque concordantes de 1237-1244.

Du même temps est un sîrventes^ relatif à cette révolte de 1242, où Raymond VII s'était laissé entraîner par Tappât d'un mariag^e avec la fille du comte de la Marche, & qui devait échouer si piteusement. Il est écrit pendant la lutte 8c les allusions qu'il contient sont assez précises pour nous permettre de le dater presque avec certitude. Déjà Raymond a vu plusieurs de ses alliés l'abandonner : l'instigateur de la révolte, le comte de la Marche, a le premier négocié sa paix avec le roi de France (26 juillet 1242), & après lui les comtes de Foix & de Rodez*. Il continue la lutte cependant; il est encore permis d'espérer, pourvu que les Anglais ne se laissent pas abattre par leurs insuccès &c sortent de leur inaction pour combattre avec leurallié^. Si, comme nous le croyons, on est autorisé à voir là une allusion au découragement des Anglais après Taillebourg Se Saintes (21-23 juillet), la pièce, évidemment antérieure à la soumission de Raymond lui-même (20 octobre), aurait été composée au mois d'octobre ou de septembre 1242^*.

Un autre sirventes^ fait allusion au mariage de Réatrix de Provence avec Charles d'Anjou : u La Provence, s'écrie le poète, s'appellera désormais terre de la trahison, car elle a changé un noble 8t

Page 1