LÉ0^0RE
Comte!...
LE COMTE
Vil félon, redoute ma 'ûrie
LÉONORE
De terreur mon cœur bat...
Au combat !
LÉONORE
Grand Dieu! mon sang se glace I
Grâce!!!
LE COMTE
Non! — De fureur, de jalousie!
L'ardente frénésie Dont mon âme est saisie Te présage ton sort.
Quand ta bouche lui dit : je t'aime ; Ah! crains tout de mon transport!
Cet aveu, c'est l'anathème , La sentence de sa mort !
ENSEMBLE
LÉONORE, att Trouvère.
Ah ! méprise ce téméraire !
Un tel combat me désespère!
Ah! de grâce, entends ma prière!
Cède à la voix de mon amour.
(Au Curate.)
Vois mes larmes ! vois ma soullVance!
Mais ne garde plus d'espérance!
S'il succombe, crains ma vengeance!
Oui, crains ma haine, et sans retour!
LE TROUVÈRE, à Léonoro.
Dans mon glaive mon âme espère .' Sans peur j'affronte sa colère.
Plus d'alarmes ! plus de prière !
Je suis sauvé par ton amour!
(au Comte.)
De combattre l'instant s'avance.
Oui, c'est l'heure de la vengeance !
Ah! perfide, crains ma vaiflance.
Tu vois luire ton dernier jour.
LE COMTE, accompagnant.
Tremble ! vengeance !
Crains ma vaillance !
LE COMTE, tanl.
Vil félon, oui, j'aurai ta vie!
Ah! redoute ma jalousie!
Ton audace impie A dû te présager ton sort.
Tremble ! tremble ! car c'est ta mort...
ENSEMBLE
LÉONORE, an Comte.
Vois m'^s larmes 1 vois ma souffrance!
Pour toi plus d'espérance!...
S'il succombe, crains ma vengeance!
Crains ma colère, et sans retour!
(Au Trouvère.)
De mon ardeur vois le transport !
Mon cœur à toi jusqu'à la mort!!!
LE TROUVÈRE, au Comte.
De combattre l'instant s'avance.
Redoute ma vaillance !
Tu vois briller ton dernier jour!
De mon courroux crains le transport!
Tremble, félon!... car c'est ta mort.
LE COMTE
De mon comroux crains le transport I Déjà ton cœur pressent ton sort!
Tremble, féion!... car c'est ta mort !!!
(Les deux vivuux, t'épée nue, sortent en » menaçant. Le'onor* therc^ ou vain à les reten' Elie tomba évanouie.)