‹ Le trouvère = Il trovatoreChapitre 122 sur 213 · SCÈNE XVL Les Mêmes, LE VIEILLARD · texte numérisé non relu

SCÈNE XVL Les Mêmes, LE VIEILLARD

LE VIEILLARD, s'approchant de Gaston et parlant sur une musique d'orchestre qui continue en sourdine.

Monseigneur...

GASTON

0 ciel!...

LE VIEILLARD, présentant un billet à Gaston. Lettre!...

GASTON

Pour moi?...

De qui?

Tante...

LE VIEILLARD

GASTON

LE VIEILLARD

i08 LA FANCHONNETTE,

GASTON

Mais dites-moi...

LE VIEILLARD

Adieu !.V.

(II disparaît vivement au milieu des invités.) GASTON, qui a décacheté la lettre.

Que vois-je! (Avec joie.) Écoutez, Monsieur le duc, écoutez, Messieurs; voici ce que l'on m'écrit :

(Lisant.)

« Mon beau neveu, quoique bien vieille, je n'ai pas » voulu quitter ce monde avant de vous embrasser!... • j'arrive de la Guyane. » (S'interrompant.) De la Guyane... et non de la Havane!... voilà Terreur! vous entendez, Monsieur le duc!...

(Reprenant la lecture.)

« J'arrive de la Guyane, d'où je rapporte la fortune » que m'a laissée mon pauvre défunt, Jean-Antonio Men- » doza... j'apprends que vous allez vous marier, et je » n'attendais que ce moment pour vous rendre riche!... » je serai, cette nuit même, à Paris, dans l'ancien hôtel » de votre famille, place Royale, que je viens de faire » racheter pour vous, et je vous y attends demain avec » votre belle future, son oncle et tous vos amis.

» Votre affectionnée tante, Charlotte de Listenay, » veuve Antonio Mendoza. »

REPRISE DU OHANT.

TOUS

Ail! quel heureux événement!

Page 1