RÉCITATIF
Ah! le beau jour!., la douce matinée!
Pays de France, ô teire fortunée, Salut!
(il se découvre et s'avance gaiement en scène.) Me voici, grâce à Dieu, Au terme du voyage!
Reposons-nous un peu Sous cet épais feuillage.
Du vieux donjon royal, j'aperçois les remparts
Et voici le village Dont les blanches maisons attiraient mes regards! Libre et bien portant dès que le jour brillu. En vrai D>ontagnard, j'aime à voyager D'un pied léger.
Dans la charmille L'oiseau babille Sur mon chemin; Plus d'une fille - .■; Jeune et gentille
Me tend la nr^'in.
Libre et bien portant dès que le jour brille. Eu vrai montagnard, j'aime à vojMger D'un pied léger.
Par/ois aussi^ quelque danger Vient à propos éprouver mon courage:
C'est une femme qu'on outrage.
C'est un vieillard à protéger!
Allons, allons, brave Écossais Il faut montrer ce que tu sais!
De ce bà-ton Levé sur vous.
Traître ou félon.
Craignez les coups !
Malheur h celui qu'il étrille!...
Libre et bien portant dès que le jour brille. En vrai Montagnard, j'aime à voyager D'un pied léger.
A l'espérance.
Ouvrant ton cœur, ÀTance! avance!
Gai voyageur!
Allons, prenons quelque repos... cette place est bonne... mettons-nous à notre aise, et faisons notre premier repas avec les restes de mon dîner d'hier... Ah! diable! mapannetière est vide... tantôt j'ai tout donné à un pauvre enfant qui me tendait la main... ne le regrettons pas... et, en attendant que le ciel me vienne en aide, rêvons à quelque bon festin... (u se
couche sur le banc et se dispose à dormir, lorsque le sou d'un luth se fait entendre dans le pavillon. — Quentin écoute, et bientôt une voix de femme chante le couplet suivant.)