SCÈNE IX
LE ROI, QUEiNTIN, TRISTAN.
LE ROl^ bas, à Jacqueline.
Allez, de la prudence, et attendez mes ordres. (Jacqueline rentre
dans le pavillon.)
LE ROI, à Tristan. "
Eh bien! ton Maiigrabin?
TRISTAN
Il a tenu parole, voici la réponse qu'il a rapportée, (il remet
au roi un parchemin roulé.)
LE ROI
C'est bien... donne, (ii ut.) Les astres avaient raison et les saints me protègent.
QUENTIN
Allons, je n'abuserai pas de votre courtoisie, jusqu'à nie rendre importun... Je viens d'apercevoir les gens du village et des hommes d'armes qui se rassemblent... il y a quelque fêle sans doute.
LE ROI
Oui, à l'occasion du mariage de Jeanne de France, la fiUc bicn-aimée du roi.
Peut-être rencontrerai-je par là un de mes oncles qui sert dans la garde écossaise !
LE ROI
Gomment se nomme-t-il?
14 QUENTIN DURWARb.
QUF.^iTIN.
l.i'sly le Balafré, à cause d'une large cicalrice qu'il porte au visage.
LE ROI
Et qui atteste sa grande bravoure.
QUENTIN
Le connaissez-vous?
LE ROI
Un peu. .. Et si, comme lui, vous vous décidez à chercher fortune dans ce pays, peut-èlre pourrai-jc vous èlre utile.
QUliNTIN.
J'accepte de grand co^ur... Plus qu'un mot: quand on a un protecteur, il faut au moins connaîire son nom,
LE r.oi.
C'est juste. On m'appelle maître Pierre.
QUENTIN
Au revoir donc, et que Dieu vous garde, maîlre Pierre.
LE uoi.
Au revoir, beau sire à la plume d'aigle.
Au revoir! (au fond et à pan.) Qh ! ie ciel a béni ma journée.
(n sort.)