SCÈNE XII
Les mêmes, QUENTIN.
LE ROI, à Quentin.
ISABELLE, à part.
Approche.
0 ciel !
LE ROI
Regarde ces deux dames. (Quentin aperçoit Isabelle et réprinie un
mouvement.) J'ai bcsoin d'un homme courageux et fidèle pour les conduire en lieu sûr. La tâche n'est pas sans danger. Si quelque ennemi se présente sur la route, il faudra le combattre, et s'il est le plus fort, il faudra mourir. Réfléchis, je n'aime pas les résolutions brusques. Si tu te sens capable d'accomplir cette mission, fais-le-moi connaître; sois discret, et tu as un ami; va ! (Quentin se retire.) Maintenant, comtcsse de Croye, vous voilà maîtresse de votre destinée. Paraissez à la fête qui commence, portez -y un visage souriant et une âme heureuse ; mais qu'à minuit votre décision soit prise ; Crèvecœur ou le couvent,
Liège ou Péronne. (Tristan paraît et s'approche du roi.)
TRISTAN, au roi.
Sire, tou t est prêt ! (Les rideaux du fond s'ouvrent, la galerie paraît magnifiquement éclairée, et toute la cour en habits de cérémonie vient au-devant du roi; derrière lui, comme une garde d'honneur, se range une compik" gnie d'archers, Lesly en tête.)