‹ Le trouvère = Il trovatoreChapitre 190 sur 213 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

A travers la nuit

Orageuse et sombre.

Pâle comme une ombre, .

La reine s'enfuit!

Un page fidèle

Qui dormait près d'elle

Se réveille au bruit.

Il cache ses larmes.

Prépare ser armes,

S'écbappe et la suit.

« Beau page, dit la reine, « Pourquoi suis-tu mes pas?

« — C'est, répond-il tout bas, « C'est l'amour qui me mène :

« Ne me chassez pas ! »

CHŒUR

En cette vie Qui n'a qu'un jour, Tout est folie.

Même l'amour !

LE ROI

Fous!., laissez-le... son page m'intéresse.

l(\ Quentin.) Que devieot-il?.. ainsi que sa princesse?

Au détour du Yal

Paraît dans la brune,

Tout couvert d'écume.

Un homme à cheval!

Il brandit sa lance.

Blasphème et s'élance

Et frappe en vainqueur...

Le page succombe.

Il soupire et tombe

La mort dans le cœur!

(Isabelle fait un mouverneut. — Le roi observe Quentin pendant qu'il achève.) « Pauvre enfant, dit la dame, « Je cause ton trépab!

« — Adieu, dit-il tout bas, « Je vous donne mon âme, « Ne me plaignez pas !.. »

CHOEUR

En cette vie Oui n'a qu'un jour.

Tout est folie.

Même l'amour!

(Crèvecœur paraît au fond, couvert de sou armure, suivi de ses chevaliers el de son page, qui porte son casque.)

Page 1