‹ Le trouvère = Il trovatoreChapitre 23 sur 213 · ACTE iiî. ai · texte numérisé non relu

ACTE iiî. ai

AZUCENA.

Dieu le saitt

LE COMTE

En quoi!

La bohémienne erre au loin sans projetj Trcntblante, poursuivie.

J'ai pour abri le ciel^ le monde pour patrie.

LE COMTE

D'où viens-tu?..,

AZUCENA.

De Biscaye, où la terre flétrie Au pauvre refuse la vie.

LE COMTE

De Biscaye?

FERNAND à part.

Ah!... ce nom!.,.

Dieu ! quel soupçon !

AZUCEINA.

Je vivais pauvre et sans peine, CoHune une hum])lc bohémienne.

Et ma vie était joyeute...

Par mon fils j'étais heureuse.

Mais ringrat, hélas ! m'oublie.

Je suis seule et je mendie En cherchant , dans ma folie.

Ce fils chéri

Qui m'est ravi !

Ah ! jamais sur cette terre La tendresse d'une mère Ne fut égale à cet amour!

FERNAND^ à part.

Cette femme...

En Biscaye as-ta fait long séjour?

azugen;!.

Oui! oui!

LE com.^.

Te souTient-il? voilà vingt ans, un jour. Le fils d'un comte fut ravi dans son berceau, Rt transporté loin du château!

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