LE TROUVÈRE, LÉONORE, RUIZ
LÉONORE, écoutant.
Quel est ce bruit lointain?... — Le bruit des armes!
Tout nous menace en cet instant d'alarmes: Au lever du soleil nous serons assaillis.
LÉONORE
Faut-il y croire!...
Mais sur nos ennemis Nous aurons la victoire.
Car je suis sûr de nos amis.
De leur courage! (a rhIz) et toi qui les conduis. Va, pendant mon absence Redouble encor de tigilance!
(Ruiz sort.) LÉONORE.
Ah! quelle triste aurore a lui sur notre hymen!
LE TROUVÈRS. .
Non ! bannis, chère idole, un noir présage 1
LÉONORE
Le puis- je, hélas !
Ta main Est mon partage ; De ma tendresse à jamais c^est le gage! 0 tail mon seul espoir.
Sois à la crainte inaccessible !
Tes yeux par leur pouvoir Me rendi'ont invincible.
Mais si le sort mystérieux Veut que ma triste vie Bientôt me soit ravie.
Dans ce combat devant tes yem S'il faut que je succombe...
Console mes adieux 1