ACTE II, SCÈNE VII
FAKCIIONNETTE.
Qu'as-tu donc?... Est-ce la peur d'être compromis?
CANDIDE
Oh ! pas du tout... mais je songe à mon acrostiche.
Tu m'en feras un autre...
CANDIDE
Je vous en ferai jour et nuit, Fanchonnette, car vous êtes ma muse et mon idole... car je vous appartiens, moi, mon cœur, mon échoppe et mon génie!...
FANCHONNETTE, à part.
En voilà un qui m'aime! (Soupirant.) Eh bien! ce sont justement ceux-là qu'on n'aime pas!...
(On entend la ritournelle du chœur suivant.)
CANDIDE
Qu'est-ce que c'est que ça?
C'est la fête qui va commencer... Viens, suis-moi, j'ai besoin de toi...
CANDIDE, avec passion.
Je vous suivrais au bout du monde, Fanchonnette, et encore plus loin, s'il le fallait I
(U sort avec Fanchonnelle, par 1« puche.) \
82 LA FANGllONNETTE,