X..., lieutenant
Uréthrite blennorragique chronique.
(Observation de M. le médecin principal Tousert, Hôpital militaire, Desgenettes Lyon)
Blennorragie en avril 1912, passée à la chronicité, malgré le traitement.
Le 20 août dernier, à la suite de fatigues, l'écoulement devient plus abondant. Mictions douloureuses.
Orchi-épidymite aiguë le 1” seplembre, guérie en quelques jours, sans laisser aucune induration épididymaire.
On traite la blennorragie par des lavages au permanganate, puis des instillations au Protargol. Aucun résultat après deux
mois.
Le malade présentant un rétrécisseméul, on lui fait de la dilatation encore en cours actuellement.
Le 22 novembre, une inoculation de vaccin Nicolle.
Le 26 novembre, deuxième inoculation.
Le 30 novembre, troisième inoculation.
Elles ne donnent lieu à aucune réaction, sauf une légère douléur, de peu de durée, au mveau de Ia piqûre.
L'écoulement s'est, dès le début, fluidifié, d'abord ‘un peu plus abondant. [Fa ensuite diminué quantitativement.
Alors qu'au début -on trouvait de nombreux gonocoques, les deux derniers examens bactériologiques, pratiqués le 29.août et le 1° seplembre, ont été négatifs.
Il né persiste plus qu'une légère goutte séréuse au réveil.
(Citée par R. Salle dans sa thèse inaugurale : Sérothérapie et Vaccinothérape de la Blennorragie. Lyon 1913.)
OBSERVATION 104 R..., maréchal des logis d'artillerie
Uréthrite blennorragique chronique.
(Observation de M. le médecin principal. FouBertr, Hôpital militaire, Desgenettes, Lyon).
Entré le 15 novembre 1913.
Blennorragie en 1912. Depuis, tfréthrite chronique avec une poussée aiguë de longue durée (six mois), en octobre 1972. se |
Tous les matins, plusieurs gouttes de pus. Ganglions inguinaux roulant sous le doigt.
Le 20 novembre, première En de vaccin Nicolle.
Le 24 novembre, deuxième inoculation.
Le 25 novembre, troisième inoculation.
. Chaque inoculation est suivie d'une réaction thermique transitoire (la température s'est élevée chaque fois pendant
heures, de 368 à 37°4).