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raître la douleur ‘spontanée. Le 28 août, toute douleur, sait spontanée, soit à la pression, a disparu. I reste un noyau dur à la tête de l'épididyme.
Le 2 septembre, 61 retrouve loujours un noyau mduré, mais non douloureux. Quant à l'écoulement, 11 n'a pas été
modifié.
OgBsEervaATION 107 (Personnelle) Salah ben M... 20 ans
Orchite datant de 15 jours. Uréthrite aigue. Quatre injections. Guérison.
Pas de résultats, quant à l'écoulement.
Début du traitement le 28 août. Les douleurs diminuent dès la première injection. Le testicule diminue de volume ; l'épididyme reste encore gros.
Le 1* septembre, après la cinquième injection, on constate encore un noyau induré à la queue de l’épididyme.
OsservarioN 108 (Personnelle)
Orchiépididymite droite datant de 3 semaines, à marche trainante, peu dou-
loureuse. 5 injections. Guérison.
30 août, première injection. Pas de modifications de l'écoulement. Le testicule est diminué de volume et moins sensible.
2 septembre, deuxième injection. Diminution très sensible du testicule. Plus de douleurs. Ecoulement non modifié.
4 septembre, quatrième injection. Pas de modification appréciable.
6 septembre, cinquième injection. L'amélioration s'est accentuée.
8 septembre, cinquième injection. Le testicule a repris son volume normal ; l'épididyme est encore uu peu ‘douloureux à la pression.
10 septembre, sixième injection. Disparition des douleurs
persistance d’un noyau induré ; pas de modifications de l'écoulement.
OBSERVATION 109 (Personnelle) S. ben M.., 24 ans
- Orchite double datant de 5 jours, écoulement abondant. Guérison de l’orchite
en 8 injections, persistance de l'écoulement malgré 16 injections.
On commence le traitement habituel le 5 novembre.
Le 7 novembre, on constate une grande amélioration. Les testicules sont très réduits de volume, mais encore doulou- TeUX.
Le 12 novembre, après cinq injechons, on a encore un petit noyau à droile, peu douloureux ; gros noyau très douloureux à gauchc.
Le 19 novembre, après la huilième injection, les noyaux sont réduits au volume d’un haricot. Le malade accuse encore, de temps à autre, quelques douleurs irradiées dans les bourses. Pas de modifications de l'écoulement.
Le 28 novembre, après la douzième injection, on constate la disparition presque complète des noyaux. L'écoulement n’est pas influencé. On commence de grands lavages au permanganate.
Le 10 décembre, l'écoulement a diminué sensiblement. On continue les grands lavages et on arrête le traitement par le vaccin.
OgservaTioN 110 (Personnelle) A. G.., garçon de café
Uréthrite datant de 29 jours, orchite gauche datant de 4 jours. Orchite droite à l’arrivée. Guérison des deux orchites en 4 injections.
A l'entrée à l'hôpital, orchite gauche volumineuse ; lesti-
eule du volume d'une mandarine ; gros noyau à la queue
ST BURRS de l’épididyme, du volume d'une noisette. Douleurs violentes. La marche est impossible.
Première injection, le 21 décembre. Le soir même de l'entrée, le testicule droit a augmenté de volume, et devenu douloureux. l
22 décembre, la douleur a diminué du côté gauche. Le côlé droit est toujours gros et douloureux. Pas de noyau bien net.
23 décembre, deuxième injection. Disparition complète de la douleur au testicule gauche, qui a diminué de moitié. Persistance du noyau épididymaire. Pas de modifications au testicule droit, qui est toujours volumineux, mais très peu douloureux.
24 décembre, diminution sensible du testicule droit. Le testicule gauche est redevenu normal. On y sent un noyau induré de la grosseur d'un haricot.
25 décembre, troisième injection. Disparition de la douleur dans les deux testicules, qui sont revenus à la normale. L'écoulement clair persiste pendant toute la journée,
Le malade demande à sortir le 2 janvier 1914, ne souffrant plus du tout, les testicules étant entièrement normaux, sauf
un noyau Induré à gauche. Rien à droite.
Onservaron 111 (Personnelle)
À. S..., 20 ans, interprète
Uréturite ancienne, orchite gauche depuis cinq jours, noyau à la queue
de l’épididyme. 3 injections. Guérison.
La douleur disparaît le lendemain de la piqûre (17 novembre). Le testicule est redevenu normal. Il persiste un noyau non douloureux à la queue de l'épididyme.
l'on fn
OBsERvATION 112 (Personnelle) D. M... 20 ans
Orchite gauche datant de 15 jours. 10 injections. Guérison.
On commence le traitement le 31 octobre. L'amélioration ne se fait sentir qu'à la cinquième piqûre. Il reste un noyau à la queue de l’épididyme gauche, qui est encore douloureux. Les douleurs persistent à la pression jusqu'au 17 novembre. Elles ne disparaissent que le 19 novembre, à la suite de la neuvième piqûre.
Le 21 novembre cessation du traitement.
OBsERvATION 113 (Personnelle) B..., 22 ans, Bureaux de l'Etat-Major
Uréthrite chronique, orchite datant de 3 semaines, peu douloureuse. 4 injections. Disparition des douleurs.
Le malade présente un noyau induré à la tête de l'épididyme droit, légèrement douloureux.
Trois injections sont faites du 8 au 15 décembre. Disparition des douleurs, persistance du noyau. Pas de résullats,
quant à l'écoulement.
Ogservarton 114 (Personnelle) Z... Victor, 18 ans
Uréthrite subaigüe, orchite gauche peu douloureuse, noyau de la grosseur d’un œuf de pigeon. 4 injections. Guérison.
27-octobre, première injection. La douleur disparait complètement dès la deuxième, et le malade cesse tout traitement, le 7 novembre, l'écoulement n'ayant pas été modifié.
Lis MODE
OgservartonN 115 (Personnelle) F. K..., 17 ans, étudiant
Uréthrite datant de un mois, orchite datant de 25 jours. 4 injections. Disparition de l’orchite, amélioration quant à l’écoulement au bout de 6 piqûres. Vient à la consultation le 3 décembre, avec une orchite
gauche assez volumineuse encore, mais peu douloureuse. Régression rapide du testicule en quatre injections (le 10
décembre). L'écoulement paraît un peu améhoré,. Cessation du traitement le 15.
OBsERvATION 116 J..., 24 ans, Espagnol
Orchite blennorragique aigue (Observations du docteur P. REMLINGER, directeur de l'Institut Pasteur de Tanger) (1).
A contracté, 11 y a un an une blennorragie. Elle s'est accompagnée d'une orchite droite et qui n'aurait pas mis moins de quatre mois à guérir.
Nouvelle blennorragie, il y a deux semaines. Trois ou quatre jours aprés le début, apparition d'une orchite gauche, très aiguë, extrêmement douloureuse et accompagnée de phénomènes généraux intenses (fièvre, courbature, état gastrique, etc...).
La thérapeutique classique est mise en œuvre sans grand succès. Elle est, en particulier, impuissante à calmer les douleurs qui rendent le sommeil impossible.
(1) Les observations de M. Remlinger ont été publiées dans le Paris Médical du 15 novembre, p. 662-665. Le vaccin utilisé par ce savant lui était adressé sous forme concentrée. Une goutte de ce vaccin titrait environ 50 millions de microbes: elle équivalait donc à un dixième de centimètre cube du vaccin antigonocoque de la formule actuelle.
D POTe
Cest dans ces conditions que le malade nous est adressé, le 16 juillet 1913, par notre excellent confrère de Tanger, M. le docteur Sokolof. L'orchite est à son huitième jour : la bourse gauche renferme-une tumeur du volume d'un œuf de dinde, qu'on ne peut explorer en raison des douleurs que provoque le moindre altouchement. La température oscille entre 28 et 39°. Faciés grippé, pâleur de la face, amuigrissement, ele:
Nous injections sous la peau de l'abdomen trois gouttes de vaccin, dilué dans deux centimètres cubes d’eau physiologique.
L'inoculation n’est suivie d'aucune réaction générale et d'une réaction locale tout à fait imsignifiante. Elle procure au malade une amélioralion presque immédiate. Il nous rapporte, en eflet, le lendemain, que 3 ou 4 heures après l'in- Jecuon, les douleurs ont commencé à s’atténuer et qu'il a passé une nuit excellente, alors que, depuis le début de son orchite, 1] pouvait à peine fermer l'œil. La fièvre est tombée.
Le 17 juillet, nouvelle injection de trois gouttes. Les douleurs s'atténuent encore et disparaissent presque complètement. Le testicule peut être examiné et on arrive à délimiter aisément l'épididyme seul atteint.
Les jours suivants, on continue à inoculer le vaccin à des doses variant de trois à cinq gouttes, et-on assiste à une diminution très rapide du volume de l'épididyme et à une grande amélioration de l'élat général.
Le 22 juillet, le malade qui, depuis plusieurs jours, à répris ses occupations, s'estime complètement guéri, el on cesse les inoculations. L'épididyme est encore un peu gros et dur, mais cette tumélaclion, absolument indolore, est en voie
de rapide régression.
Sense
OBservaTIoN 117 L..., 26 ans, Allemand
Orchite blennorragique suraigüe pendant la convalescence d’une fièvre typhoïde.
(Observation du D' RimLiNGER, directeur de l’Institut Pasteur de Tanger).
Au cours d'une blennorragie contractée en août 1913, une fièvre Lyphoïde, pour laquelle il est soigné par M. le docteur Fusey, médecin-chef de l'Hôpital Français.
L'écoulement, qui avait diminué pendant la période d'état
de la dothiénentérie, reprend au cours de la convalescence el, le 8 septembre, il se déclare, dans le testicule gauche, des phénomènes inflammatoires tellement aigus que, de toute évidence, ils ressortissent à la blennorragie et non à la dothiénentérie.
Les symptômes de l'orchite blennorragique se montrent au complet. La bourse gauche atteint presque les dimensions d'une têle de fœtus. La fièvre est élevée, l'état général mauvais. Les douleurs sont extrêmement intenses et rendent tout sommeil impossible Le traitement classique demeure impuissant à les calmer.
Le 15 septembre, sur les conseils de M. le docteur Fusey, le malade, qui n’a pas fermé l'œil depuis trois jours et trois nuits, rassemble ses dernières forces, dit-il, pour se faire conduire à l'Institut Pasteur, où nous lui injectons sous la peau de l'abdomen VI gouttes de vaccin antigonococcique
diluées dans 5 centimètres cubes d'eau physiologique. L'ef-
fel de cette inoculation est, pour ainsi dire, immédiat. Trois ou quatre heures après, une atlénuation très considérable des douleurs se manilestuit ; la fièvre tombait, et le malade pouvait dormir huit heures sans interruption. Le 16 septembre, au matin, réveil partiel des douleurs. In-
jections de 8 gouttes de vaccin. Même sédation que la veille, trois ou quatre heures après l'injection.
Le 17 septembre on constate que le testicule gauche a nolablement diminué de volume. On arrive, par la palpation, à délimiter l'épididyme. Les jours précédents, cette manœuvre eût été impossible, en raison des douleurs qu'elle aurait provoquées. Injection de dix gouttes de vaccin.
Le 18 septembre, les douleurs spontanées, et provoquées par la palpation, ont complètement disparu. L'épididyme conünue à diminuer de volume. L'état général redevient bon. Le facies qui, le premier jour, exprimait la douleur et l’an- “goisse la plus vive, respire le calme, et, pourrait-on dire, la béatitude.
Le 19 septembre, on inocule sous la peau dix gouttes de vaccin. Après quoi, le malade, s’estimant complètement guéri, on cesse les inoculations De l’inflammation si violente qu'a présenté l’'épididyme, il ne reste plus qu'un peu d'hypertrophie et d'induration ; la palpation est absolument indolore,
OBsERvATION 118