VII
A QUEL AGE, UN PARTICULIER DOIT-IL COUPER LES RÉSERVES DE SON TAILLIS ?
L'exemple suivant emprunté à l'excellent livre de notre maitre M. Broïllard, conservateur des Forêts, (le traitement des bois particuliers), renseignera mieux les intéressés qu'une longue disser- •tation théorique.
Soit, par exemple, un chêne de végétation moyenne à réserver sur un taillis exploité à 25 ans, dans une localité où le taux des placements en forêts est de 3 pour cent. Il peut arriver qu'il présente aux divers âges les valeurs respectives ci-après.
Baliveau de 25 ans 1 fr.
Moderne de 50 ans 5 fr.
Ancien de 75 ans 20 fr.
— de 100 ans 60 fr.
— de 125 ans 120 fr.
— de 150 ans 200 fr.
En conservant le baliveau de Tâge on gagnera 4fr.' mais en l'exploitant on pourrait obtenir lesintérêts composés de 1 fr. placé à trois pour cent pondant 25 ans, qui sont de 1 fr. 094., et la valeur de la cépée de remplacement, qui peut être de 2 fr., soit en somme 3 fr. 094.
A conserver le baliveau, on trouvera donc un bénéfice de fr. 906.
Quant au moderne, la balance s'établit de même entre la plus-value 45 fr. et la perte d'intérêts, 5x4,094, ou 6 fr. 47 c. augmentée du déficit en sous-bois, soit par exemple 4 fr. ou en somme 9 fr. 47.
A conserver le modor;le, on réalisera donc un bénéfice de 5 fr. 53.
De même en conservant l'ancien on gagnera 40 — (20 X 4,094 + 6), soit 42 fr. 42 c.
Mais en gardant le chêne de cent ans, on aurait un bénéfice négatif de 60 — (60 X 4 ,094 + 8) soit 13 fr.64 c, c'est-à-dire que Ton perdrait 43 fr. 64 c.
Il convient donc alors d'exploiter de tels arbres comme anciens de quatre âges, à cent ans, et cela dans l'hypothèse du maintien des prix actuels*
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300 à 600 ans
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ans
180 à 300 ans
ans
40à~75^ans