IL CONSERVATION DES BOIS
Pour augmenter la durée des^ bois, on se sert de plusieurs procédés.
1*» L'un des plus récents, consiste à injecter, dans la même proportion que les matières salines, de Teau savonneuse mélangée d'une faible quantité d'acide sulfurique. — Les acides gras qui se fixent par ce procédé, à l'intérieur du tissu ligneux, le rendent entièrement inaltérable par suite de leur insolubilité.
2" On injecte encore l'un des antiseptiques suivants :
Tannin.
Sublimé corrosif.
Chlorure de sodium.
Chlorure de zinc.
Sulfate de cuivre.
— de fer.
— de baryte
— d'alumine.
Pytolignite de fer.
Acide arsénieux.
Créosote, dans le tissu du bois, au moyen d'une pompe foulante, par les procédés Boucherie ou Léger et Fleury.
3* Tous les bois que Ton enfonce en terre, tels que les poteaux, les pieux, les tuteurs, les échalas, se trouvent dans un milieu humide, à Taccès de Tair, et en contact avec des matières organiques en décomposition ; en un mot, ils sont dans des conditions favorables à leur prompte altération.
On peut prolonger de beaucoup la durée des bois destinés à séjourner dans le sol en les soumettant d'abord à un commencement de carbonisation. Il suffit de les mettre pendant quelques instants dans un feu clair de façon à ce que là surface sur une épaisseur de 4 à 5 millimètres soit réduite en charbon . On ne fait subir cette opération qu'à la partie qui doit pénétrer dans le sol et à quelques centimètres au-dessus.
Quant à la partie qui doit rester à l'air, on la recouvre de 2 ou 3 couches de goudron de houille (de coaltarj, que l'on se procure facilement soit dans les usines à gaz, soit chez les droguistes. — Le goudron de houille doit être employé à chaud, et il prendra d'autant mieux que le bois sur lequel on l'applique sera plus sec.
4** Pour conserver le bois des instruments et des machines, on peut employer le procédé suivant, facile et peu coûteux.
Il suffit de faire chauffer de l'huile de lin, dans laquelle on a mis un peu de litharge, et d'en recouvrir avec un pinceau les parties en bois que l'on veut préserver, tels que les âges des charrues.
les charrettes, les bras et le bâti des batteurs, et même les portes et les volets des maisons ; on en prolonge ainsi la durée de plusieurs années.
Cet enduit remplace la peinture et n'exige qu'une faible dépense.