CH4P1TAB VII
est Ifii câo60 <]e» diverses épreuves que vous avez eues à subir depuis votre r^toar ici, et •dont vous vous éi tes tiré à votre avantage. Je voua ai trouve pénétré de la conscience de .vos fautes., fidèle.^ souvenir d^une^féinme . q^ui s'était donnée. à vous avec tant d'abinéga-
• lion ; votre cœur pa'à laissé Qûtrevoir des Iré-
sors de t<^ndress#paternelle pour le pauvre
enfant, innocent dont vous ignoriez encore ..l'existeiîce... Vous yoyea le résultat de mes ' observations. „ * .
. Ce que M« de Rancey n-avouait pas ,''niais
'ee que Voti a compris sans doute, c'était que
les iqaUieurs dt)nt Armand de'Verneuil aya|t
été l'occasion aïi Val-Perdu avaient laissé
•dans le cœur dif comte de sourdes et tenaces
-jancunes. Ce sentiment avait fini, par s'affai-
bjfr ^ec le temps, mais il ayail^durè jusqu'au
moment où le vieillard avait été.désafmé par
la doqleur et )a résignation de sa victime. «
' Le cçlonel (levina peutfétre la ^rité ; mais
* il se garda bien de le faire-'parjsiitre. * *
Î28 . -LE TAL-PEBOU. *
— Oobliops le passé , mon digne parent , diùil.avec Une cordialité respectuetise ; je suis trop, heuro^x maintenant pour m'Infor-* mer par .quels- chemins je suis arrivé au comble dermes- vœux! Quell^sque soient les voies par lesquelles, vous nous 'ay^^ conduits tous, .soyez béni pour notre prospérité p;*ésente. *
Cependant Aavaud all^R et venait autour
fié 1» tente d*un a^ir d^anvété véritable. Il
profita d'un moment favorable pourtîrër le
colonel un peu à l'écart et lui,âemander«d'tiff
ton ^erple\e : • •*
— Par charité, Vèruçuil, dites-i|ioi donc
qui, décidément /vous avez'^épopsé?' Est-ce votre bergère d'autrefoiS) ou la riche demoiselle Louise de Sancy? . • •*
Armand se mit à. rire. •
•■"•,* '. — Ma toi, mon ^hèr Ravaud, répliqrfa-t-ril,
je;vou^ avouerai bonnement que je n'en
sais rien. Seulement, j'adore ma femme et je
l'adorerai toute .ma vie. * *
Le capitainç fit^ùn bond. *
-céÀPiTUi YM. * 229
— Quoi!; vous îgnorti ?..•." Par exemple y. vdilàdu nouveaul C'est à n'y pas croire , sur ;iié paille i * • •
H. de Aancey soupçonna de quoi, il s'agis^
sait, et s'avança eh souriant!- . «^ .
—'Ah ! ahl dit-il ,: je .vois que le capitoine
Ravauda toujours positif, s'attend à de nou*^ velles explications..'. Eh. bien, que.ferait-«il >'ir avait la certitude que son ami arééilengient*épousé Louise de Sançy? . - - «
— Je donnerais de bon cœur aux époux ma bénédiction , et je me . plaindrais sçulemeht qu'on n'eut' pas attendu l'émpèreur pmir 4)âcler convenablement Ta* chose'. .
Tous les assistants seniblaient s'amuser fort de l'étohnemont dii bfavei Ravaud ; Arnùknd seul ie .partageait j^ncorç. \ \ ' • ^.En vérité., mon cher parent, balbutkir t-il,'je vous avoue que je. ne' puis .coinprendre... . • * •
•^ Vous ne comprenez pas que les pupilles .du comte de Ranoey, 'connues de vous autre*
Î50 \ Ifi VAL-PËBDii. . . ;
fois sous les'hQmsf'd*£stelle et de Galatée, portent daiis he nionde deux def Louise et Erneslinre d£ .^àncy?. répliqua Je Vieillard -avec gaieté. Je saVais'yotre igtioranbe à cet .
• égard, Armand /et J'«n as profité pour yous <)èrouter et vous ametfer à ipes fins.'
•'. — Mais fempereur? répétai Uppiniàtte Savaud , coniment l'einpjereuF s'est *il tnéié de
tout ceci? V.
• — ^iendeplus simple^ Je suis allé réçem-,
ment .i Paris, et j'ai c£(usé de mes plans avec
. mon ancien aini le; ministre Z*'^*^ J^uï me *
promit d'intéresser l'empereur à ce-mariage.
' Tout ce qui^ été fait et dit pour vous décider
à partir, mon cher <*colonel,* était couœrté d'avance entre M. Z*** et mqi. Quand vous . * entrijez dans soiï çabioet,^j'en sortais par une ' autre porte/ Aussifôt qu^ votre départ pout Rbsenthal a.été décidé f. je mesuis.mis môi>* . même en route avec Louise;' afin d^ tous * précéder Ici. l^àintënant qu^ tout âféussî . je puis, donner, au qolonei', et stirto»'*
. . CHàPlTRB Vil? . • • 23i
• âifii qui s'intéjresse particulièrement à ces détails, (ÎQ^inaissance d'une , pièce que M* le l)aiilîf ip.i présent^ voudra i^en consigner (Tans le c tr^t 4e mariage. .
• ; . Il tira (le s(^ii portefeuille 411 papier, de grand Cpcniat , sur lequel il lut :
•< L'empereur approuve que,^our les rai-
sons à lui données, le mariage au colonel
Armand deVerneuilavec mademoiselle Louise
de Sancy soit célébré sans retard efn S\iîâsé. Il
accorde au (iolonfel de Yerneuil cent mifle
francs de dôt , sur son domaine privé,' ayec
le titre de baron pôiir lui et ses héritiers.
. • . .« ^igné: Napol^èoic.
« ELplasbas :
• tt. Le jjiinisti:e Z**\ »
Vjernafiil etBav^détaient stupéfaits «.Toiit •à coup le capitaine j«ta son chapeau en Faîr * en criant* d'une voix dq' stentor : . * . Vive j'enjpereur ! • . .. • ! .
. liais il se calma aussitôt, et. se rêtouraaût if ers M. de Rancey :•• . * ; . ; .
, • — Âh ! M-1^ comte, hii drt-il tout^confuSy
j'ai été bien cbupaMe envers vbjis, et... . • ' •
~ N*en parlons ptps,* èapitaire; inter-. rompit le. vieillard éli lui serrant Ja*main ; vous m'avez {n'effet traité un peu ) adçm^t, mais les amis cinnme vous sont, rares, et il faut bj[*en.lèi|r.pas$er quel'que chose.». MàînT tenant époutpns le côritrat de mariage que. va , nous lire le bailli' de Rose^thal. Yous verrez • que lé. colônei n'a pas fait encore un ans^ .
maitvais mariage qofi vous -le pensez en
* » • • • > épousant Galatée. ... ...
Le contrat fut In, en effet, et signé sur un
banc rustique. Loutee de Sançy apportait à
son mari une dot de six, cent mille livres en
. propriétés! * • •'
* ♦ • • \ Pendant que la famille s^ livrait à- la joie
la* plus .vive, Guillaume» s'approcha timidement du colonel : • . '. . '~ — ^, ^ — Eh bien, H. leèaron, lui dit'il avf