SCENE PREiMIERE LE MARQUIS, DOMINIQUE
LE MARQUIS
Voici le déjeuner préparé, mes neveux ne vont pas se faire attendre, car ils ont un appétit féroce, les gaillards I et ce n'est pas le travail qui le leur donne car ils ne font rien du matin au soir et je n'ai guère le temps de m'en occuper. Leurs précepteurs ne se font plus obéir d'eux maintenant qu'ils sont grands et leurs idées d'indépendance me désolent. Avec cela d'une vanité !... Ils se figurent que le nom remplace la fortune, c'était bon autrefois ! Mais aujourd'hui, il faut payer ses dettes, comme il faut payer de sa personnel Tous les hommes sont égaux! Comment leur apprendre cela ?
T)0}iiiJ^iQUE, entrant présentant une lettre surun plateau.
Une lettre pour monsieur le marquis. C'est un petit jeune homme qui vient de me la remettre et qui attend la réponse.
LE MARQUIS, ouvrant ta lettre et lisant.
< Monsieur le Marquis, je suis le fils de votre fermier Guillaume qui vient de mourir ; tant que mon
père a vécu, je lai aidé dans son travail, maintenant je suis seul, sans famille et sans ressources ; je n^ demande qu'à travailler et je m'adresse à vous, qui aimiez mon père, pour m'aider dans ma triste situation. Votre humble serviteur. — Lubin. »
Lubin ! C'est le pelit Lubin qui gardait les vaches