‹ Le Vallon-MillyChapitre 6 sur 13 · a Lo Nil a vu sur ses rivapres », etc · texte numérisé non relu

a Lo Nil a vu sur ses rivapres », etc

servir de modèle absolu : Qu'importe? Aucun de ceux-là n'a réalisé comme Lamartine l'intime union des trois éléments de toute poésie, l'idée, le sentiment, le rythme, et n'a su en tirer l'admirable harmonie qui fait le charme de ses vers. A cet égard, c'est le plus naturel, le plus parfait des poètes que la .Muse française ail jamais inspirés : « C'est la poésie pure », a dit un des plus délicats critiques de ce temps *.

lit

LA rOKSIE LYRIQUE

Quelle que soit la variété de son œuvre, Lamartine n'est au fond et n'a jamais été qu'un poète lyrique. Il faut nous expliquer sur le sens de ce mot, qui nous servira tout particulièrement à caractériser les pièces données ici comme exemples de ce que le génie de Lamartine a produit de plus parfait

M. Paul Albert- fait observer que dans l'antiquité on appelait « poésie lyrique» celle cpii unissait l'accompagnement delà lyre aux vers modulés sur un certain rythme; mais que cet accord delà poésie et de la musique (il faudrait même y ajouter la danse) n'exista pleinement que chez lestîrecs. Horace et les autres lyriques latins ne le connaissaient déjà plus. Nous, nous avons gardé le nom sans la chose. « Où est la lyre de nos poètes? on ne chante plus de vers (et quels vers!) qu'à l'Opéra. Les chansons de I3éranger, voilà le spécimen le plus fidèle de ranti(|ue poésie lyrique. »

l'ourlant nous entendons bien désigner un C(Mtain genre à l'exclusion des autres en prononçant ce nom. Pour Boileau, la caractéristique du lyrisme est l'enthousiasme:

L'ode, èlcvniit au ciel son vol ambitieux, lùitrcticiit dans ses vers commerce avec les dieux.

Page 1