‹ Le vampire, melodrame en trois actes, avec un prologueChapitre 14 sur 34 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

RUTWEN, AUBRAY.

Aunn AY.

Rutwen, mes désirs sont remplis; nousallons être frères.

^ ( Ils s^emùrassent. )

RUTWEN.

Mon généreux ami, il me reste une grâce à le demander ; fais que notre hymen soit conclu sans retard.

AÜBRAY.

" C’est mon projet. Je vais hâter les préparatifs, et demain , si ma sœur n’y apporte point d’obstacles . . ..

Vampire. D . r

nVTWE?».

Demain ! jusqn'’à demain!

aubrAy.

Quel empressement!. . . .

BUTWEl». ,

Je suis forcé de me hâter. J» ne puis denÉeurer que trèspeu de temps co ce pays.

AVBRAT.

Tu m'étonnes.

BUTTfBW.

Des motifs de la plus haute importance me rappellent à Londres.

ADRBAf.

Mais enfin , le terme que tu fises ?. . .

RLTWLIM.

Est court ; je n’ai que trente-six heures à passer avec toi.

AüBRAY.

Cela n’est pas croyable, tu m’as dit que tn tenais prendre possession des biens de ton frère. . .

RCTWEN.

Il me suffira de me présenter au château de Marsden , et la distance n’est pas grande -, je pourrai être de retour ici avant la fin du. jour.

AOBB AT.

Ma surprise est extrême. Ke peux-tu m’espliqoer ?. .

RU l'WEN.

Tu apprendras plus tard les raisons qui m’oldigent è te faire cette prière 3 mais hâtons-iiuus, mon ami : va rejoindre ta sœur, et détermine la.

AIIBR AY.

Je ne puis’ le refuser , je Crains bien cependant que ma scieur ne s’effraie de cette précipitation.

RLTITKN. ■*

Sache! que mon existence même serait compromise pSr le moindre retard : si la vie de ton ami t’est chère . . .

AUSRAT.

Tu me fais frémir ! tu me découvriras cet étrange mystère! mais l'amif ré parle rt fait taire la curiosité. Je cours plaider ta cause. J’écouterai ensuite tes raisons.

SCEKE IX.

RüTWEN <>e promène agitJ, la main sur son Jront, ensuite EDGAR qui était au fond de la scène. '■

X EDGAR

' Mylôrd !

RCTWEPf.

Que voulez-vous?

EDGAR

Permettez-moi de réclamer votre protection" • • • je suis l’un des serviteurs à sir Auliray.

BUTWEN.

En quoi puis-je te protéger ?

EDGAR

Je vais épouser la fille de l’intendant de votre château de Marsdeu. On dit que vous vous disposez à visiter votre do' maine.

RnTWEN , vivement.

Sa fille est ta fiancée?

EDGAR

Oui, monseigneur.

RL'TW'IÎJ.

Et quand faites-vous la noce ?

EDGAR

Ce soir, Mylord.

ROTWtM, -avec une joie concentrée..

Ce soir!

«DGA R.

Oui, Mylord.

nVTWKN.

J’j serai.

EDGAR

Oh ! Mylord , le respect m’empêchait de vous en prier; mais si votre seigneurie daignait nous faire l’honneur de signer au contrat. . . sir Aubraj a bien voulu me promeurs la même faveur.

RUTWEN.

Je m’en fais un plaisir.

EDGAR

Ah I Mjlord , que de bonté !

RUTWEN.

Combien de tems faul-ll pour nous rendre à/Marsden?

EDGAR

La mer est calme, nous avons de bons rameurs, le trajet se fait en moins d’une heure.

RUTWEN.

Fais apprêter une barque et dis à mes gens de se préparer au départ.

EDGAR

Je vais exécuter cet ordre, Mylord.

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