L. Bourdon
Lindet.
Chénier.
Lequinio,
Bonet.
Page 105.
M. Malapert, qui joint au talent de l'avocat et aux connaissances du jurisconsulte une véritable érudition historique, veut bien me communiquer la note suivante, que j'ai reçue trop tard pour l'insérer dans le texte, mais que je dois placer ici comme contenant un fait curieux, et d'une importance incontestable, tant pour l'histoire du travail avant 1789, que pour l'histoire même de la Révolution :
« Les privilèges accordés aux corporations de Paris étaient limités au mur d'octroi. En dehors étaient les faubourgs, dans lesquels affluait une population considérable ; tel était le faubourg Saint-Antoine, occupé par les ébénistes. Ces ouvriers fabriquaient des meubles plus beaux que ceux des maîtres incorporés ; mais le travail fait hors de Paris n'y entrait qu'en payant des droits énormes équivalant à une prohibition. Le mot de liberté sonna donc agréablement aux oreilles des faubouriens, lesquels prirent une part si considérable à tous les mouvements insurrectionnels de 1789 et des années suivantes. »