‹ Le vandalisme révolutionnaireChapitre 21 sur 76 · ADMI · texte numérisé non relu

ADMI

1793 (près de

huit mois) 3129

An II

An m

SlfiS

An IV

Etc.

Un écrivain i|u'on alTecte de traiter avec un grand dédain, sans doute i)arce qu'il a dit bien des vérités qu'il est utile de déconsidérer en bloc, in O'iiinn auctovis, Duiaure, fait une remarque analogue sur le cliill're des indii-'cnts de la ville de Paris, qui, étant "de 80,936, au début de l'empire (18U1), s'éleva à 121,891 en 1810 (l'année la plus brillante de l'empire), et descendit sous la Restau-

INSTITUTION DES SOURDS-MUETS lU'J

seules ressources de la charité privée. La Convention, en l'ondunt des bourses et en fixant le traitement des instituteurs, acheva de rattacher à l'État cette utile et touchante institution. Voulant, comme le disait le rapporteur Maignet, contracter une alliance inconnue jusqu'alors, l'alliance avec l'infortune, elle décréta, les 12 et 14 mai 17U3, rétablissement à Paris d'un enseignement supérieur pour les sourds-muets et la création de six écoles pour l'instruction » des 1,000 sourds-muets répandus sur le territoire de la République ». De toutes ces écoles, deux seules furent ouvertes, celle de Paris et une autre à Bordeaux. La Convention n'a pas. eu le temps, ici comme ailleurs, d'achever son œuvre : mais pour l'avoir commencée du moins, elle a droit à une reconnaissance qui d'abord ne lui manqua point. On a vu plus haut (p. 82) l'abbé Sicard le successeur de l'abbé de l'Épée, appelé à une des chaires des Ecoles normales, proclamer hautement ce que l'Asssembléc avait fait pour ses élèves.

Le frère d'un des savants qui professaient en mémo temps que Sicard aux Écoles normales, Haûy, avait fondé, on 1784, une maison destinée aux jeunes aveugles. 11 avait intéressé d'abord à son entreprise quelques personnes puissantes, qui l'encouragèrent, et qui avaient assez généreusement soutenu son œuvre. Malheureusement plusieurs des protecteurs émigrèrent, et alors Haiiy se tourna vers la puissance nouvelle qui s'élevait, sollicita des secours, en obtint de la Législative et de la Convention, et eut grand soin de fairefigurer lesjeunes aveugles dans toutes les solennités républicaines de l'époque. La situation de l'établissement était alors fort précaire.

ration à 80,810. « II résulte de ce tal^leau , dit-il, une vérité dont les [(artisans du pouvoir al)Solu ne se iJi'évaudront point : plus on s'éloigne du régime de la liberté, plus le nombre des pauvres augmente. » (Tome IX, p, 6(i et 67.)

Page 1