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Au jambage de droite correspondrait le synclinal déjà décrit du Mont Saint-Honorat à Colmars ; à la partie courbe, les lambeaux éocènes silués au N de Sausses el la cavité oligocène du NNW de Castellet ; au jambage de gauche, assez court et renflé, la vaste dépression remplie par les grès d'Annot dont le village de Braux occupe à peu près le centre. Entre les cuvettes d'Annot et du Saint-Honorat, le Sénonien est redressé par une série de plis NW-SE 1 dont les saillants s'abaissent, par un brusque plongement périclinal, avant d'atteindre la partie courbe de l'U. Le rebord occidental de la cuvette d'Annot est relevé par deux plis isoclinaux très accentués dans le Crétacé supérieur où le Cénomanien affleure près d'Allons. C'est la chaîne, orientée NNW- SSE, qui, de la Colle Durand à la Colle Saint-Michel (1822 m.), borne l'horizon d'Annot de ses croupes dénudées.
L’aire synclinale du Var moyen, qui borde au S le dôme de Barrot, comme celle de Castellet à l'W, comprend, avec le synclinal d'Agnère, celui de Puget-Théniers 2. Ils sont séparés par un anticlinal dont l'axe, dirigé du SW au NE, s’abaisse rapidement avant le point où le Var le traverse entre le pont Noir et Entrevaux, puis relève le Barrémien à 1386 m. et se continue jusqu'au Sommet de la Gourre en renversant l'Infracrétacé sur la cuvette de Rouaine.
Dans le vaste synclinal de Puget-Théniers se creusent plusieurs dépressions d'ordre secondaire. J4 plus occidentale est d'abord très marquée dans la topographie par la saillie de son rebord sénonien qui décrit une courbe très allongée au SW d'Entrevaux. Son axe s'infléchit vers l'E et va en s'abaissant jusqu'au Var ; puis il se relève à 45° à la traversée de la Roudoule, Il se termine ainsi, de part et d'autre, par deux plongements périclinaux. Des alfaissements plus restreints se sont produits plus à l'E : 1° entre Thiéry et la Forêt du Villars où les grès oligocènes culminent au pic des Quatre-Cantons (1849 m.); 20 au NE de Clans; 3° au SE du Mont Tournairet. Ils jalonnent l'axe du synclinal de Puget-Théniers qui, du Cians au Tournairet, prend la direction du NE.
1. Le Cénomanien apparaît mème à Aurent dans le fond de la vallée du Colomp (feuille de Digne).
2, BERTRAND, p. 179,
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Il est limité au S par un anticlinal, le plus long de toute cette région, qui va des environs d'Ubraye jusqu'à Gilette 1. Ce pli débute à l'W par une de ces crêtes de calcaire tithonique, reposant sur l'Infracrétacé plus affouillable, dont la continuité et le parallélisme manifestent le commencement de la « zone des barres ». A l'E du Mont Gourdan (1436 m.),son versant méridional est déversé sur la grande dépression oligocène de Saint-Antonin. En même temps, près de Puget-Théniers, toutes les couches sont inclinées vers le N, et le noyau triasique du pli vient affleurer dans la vallée du Var au-dessous de Breuil. Mais ce déversement vers le N, au point où le synclinal de Puget-Théniers est le plus resserré contre le dôme de Barrot, est un épisode tout local; plus à l'E, le flanc septentrional du pli s'inchne régulièrement vers le Var,
A partir du Pas de Saint-Raphaël, l’anticlinal précédent dévie vers le SE. Nous avons vu d autre part que l’axe du synclinal de Puget-Théniers, dans la même région, s'infléchit vers le NE. Dans l'espace intermédiaire, le flanc méridional de ce synclinal présente une série d'ondulations, que M. Bertrand a appelées le « faisceau de la Vésubie inférieure » ?. Ainsi que l'anticlinal Mont Rorebel-Mont Vial, ces plis prennent une direction NW-SE dans les gorges de la Mescla, puis une orientation NS avec laquelle ils se rapprochent du littoral. Tous sont déversés vers l'intérieur de leur courbure, sauf le plus méridional, le bombement de calcaires jurassiques du confluent. Mais c'est le cas des plis voisins du Picciarvet et de Tournefort.
L'étude la plus rapide de l'architecture du sol suffit à montrer combien l'hydrographie, dans le bassin supérieur du Var, est en désaccord avec la tectonique, La pente du fleuve est souvent l'inverse de celle des assises géologiques (de la source à Entraunes; de Saint-Martin à Guillaumes) ; il franchit les anticlinaux (entre la dépression d'Agnère et celle de Puget-Théniers),entame
le rebord du dôme de Barrot qu'un de ses affluents, le Cians,