LES NOMS
Il y a des noms bien singuliers. Je ne parle pas de Baisencor-Mirza, qui égayé la «Bibliothèque orientale rt de d'Herbelot et l'histoire de la Perse. Je parle des noms français. Hier, j'ai découvert M. Paul Nord. Jules Renard a parlé d'un certain M. Sud, qui allait à la chasse ; il n'a pas osé M. Paul Sud. On n'est jamais aussi comique que la vie. Voyez les gens qui possèdent la moitié d'un nom historique. Ils se consolent de n'en avoir que la moitié, ce qui n'est pas ridicule, en reconstituant le nom tout entier sur la tête de leur fils. Les braves gens qui s'appellent Corneille, s'il leur vient un héritier mâle, n'hésitent pas à le prénommer Pierre. Un second et ce sera Thomas. Ils ont évidemment consulté l'instituteur ou leur curé ou le percepteur, qui a des lettres. Il y a actuellement un Pierre Corneille et, poussé par les heureuses syllabes de son nom, il a écrit pour le théâtre. Tous les parlementaires ont connu Victor Hugot, sénateur. J'ai vu la carte d'un Philibert Delorme. Un enfant dont le père était un Philippe fut naturellement affublé d'un