‹ Le vase magiqueChapitre 35 sur 100 · LA PENSÉE DU PENSEUR · texte numérisé non relu

LA PENSÉE DU PENSEUR

ton, qui se réservait de l'appuyer d'arguments anatomiques et physiologiques et d'en faire un épisode important de son grand travail sur la double origine des espèces animales, suite toute naturelle de l'exposé qu'il nous a donné des lois de constance. En tant qu'idée scientifique, elle lui appartient et lui seul, d'ailleurs, est capable de lui donner sa valeur et l'imposer aux méditations et aux contradictions des biologistes. Il a sans doute jugé que le moment n'était pas encore venu, mais peut-être qu'il ne saurait maintenant tarder beaucoup. C'est l'inconvénient des idées à demi dévoilées dans les conversations qu'elles se répandent mal comprises, au point qu'elles finiraient par se déconsidérer, si le vrai créateur ne venait à leur secours. Il n'est que temps, après le roman du darwinisme, qu'on nous donne une histoire de l'homme d'après ses archives naturelles et vivantes.

Page 1