‹ Le vase magiqueChapitre 44 sur 100 · LA CONSCRIPTION DES FEMMES · texte numérisé non relu

LA CONSCRIPTION DES FEMMES

échappé jusqu'ici à la réquisition sociale, on ne vous avait encore parlé que de vos droits, voilà qu'on vous fait entrevoir quelques-uns de vos devoirs, en attendant qu'on vous les impose. On ne compte plus sur votre dévouement en cas de malheur, on vous le commande comme une corvée. Pourquoi d'ailleurs, en fait de corvées, vous soumettre à celle-là ? Byron disait : « J'ai vu en Epire des femmes casser des cailloux sur les routes. Elles font cela très bien. » Ne pourraiton pas essayer ? Rien de plus utile que d'entretenir les routes et les chemins vicinaux. On pourrait aussi les employer à la confection et à l'élevage des enfants. Mais il paraît que c'est une besogne trop peu féministe pour que les féministes aient pensé que c'est là le vrai devoir social des femmes et qu'elles n'en ont peut-être point d'autre.

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