‹ Le véritable petit Albert ou Le trésor du peuple [microforme]Chapitre 47 sur 82 · LE VÉR:TABLE · texte numérisé non relu

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engager à tout quitter : patrie, familles, amis, et leur faire braver toutes sortes de dangers.

Cependant, on peut acquérir des richesees avec beaucoup plus de certitude sans s'éloigner pour cela de sa patrie et sans courir aucuns périls. Voyons comment :

—Mais je voudrais posséder un certain Capital, un petit trésor, enfin, dit encore l’homme, pour me mettre à l'abri des mauvais jours, amenés soit par le manque detravail, soit par la maladie.

—"Très-bion, et vous avez doublement raison ; de plus vous le pouvez encore, Mais, pour cela, il vous faut fuire d’abord le sacrifice de toute dépense inutile où frivoie ; puis économiser sur vos gages de chaque jour, une petite somme, ne seraitce qu'un centin, que vous placerez en réserve ; et, quand vous aurez ainsi, durant quelques années, accumulé économie sur économie, Vous vous trouverez possesseur d’un joli petit capital. Alors vous serez riche au delà de vos besoins journaliers, et vous aurez le commencement d’un trésor qui ne pourra que s’accroitre de jour en jour.

Lorsqu'un ouvrier est possesseur d’un capital, si petit qu'il soit, il participe de ce moment mème à tous les bienfaits de l’ordre social. “ Une première économie, dit un auteur, encourage à des économies nouvelles ; ces placements le rassurent

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(louvrier) contre les infirmités de la vieillesse, contre les accidents de la vie et contre les chances d'un travail qui n'est pas, dans tous les temps, également rétribué.”

Au contraire, ‘“ l’ouvrier qui n’épargne pas est sans excuse de nécessité, sans prévoyance de la maladie et de la vieillesse, sans tendresse pour sa famille, sans pitié pour lui-même.”

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