L'ART
| Voilà la véritable cause qui empêche la plupart des hommes, parmi les classes ouvrières, d’ac- ‘quérir, si non des trésors, au moins l’aisance et e bonheur au sein de leurs familles.
Pour démontrer la supériorité de la volonté ur le désir, nous ferons la comparaison suivante, oute vulgaire qu’elle puisse être :
Supposons par exemple un jeune homme qui, brûlant du désir de se marier, ne ferait aucune
démarche pour réaliser ses vœux, et même fuirait toujours la présence du beau sexe. Evidemment, dirait-on avec raison, ce jeune homme vieillira et mourra célibataire, car avec tout son désir, il manque totalement de-volonté,
Cest là un défaut, ne l’oublions pas, qu’une jeune fille ne pardonne jamais, car elle comprend, elle, mieux que le jeune homme l'importance d’une volonté énergique, pour ce qui concerne surtout une demande en mariage, vu qu'elle ne peut la faire elle-même, à part quelques rares exceptions !..... soit dit sans reproches !
Rappelons-nous donc toujours qu'en toute chose lorsque le désir n'est pas accompagné, chaque fois, d’une volonté énergitue, il n’est plus alors qu'üne lettre morte, un mot vide de sens ; aussi l’on peut être fermement convaincu que tous ceux qui soupirent apres des richesses, sans prendre les moyens de les obtenir, n'en ont que le désir et jamais la volonté :—ils se contentent, comme on le dit d'ordinaire, de bâtir des ch4 teaux en Espagne
PETIT-ALBFRT,
ième fuirait MN CHAPITRE VI.
videmment, :" me vieillira Veuloir c'est Pouvoir.
son désir, il ‘“ Si un homme ne sait pas épargner à mesure qu'il gagne, il mourra sans avoir un sou, après , avoir été toute sa vie collé sur son ouvrage.” pas, qu’une | | ‘“ Si vous voulez éêire riche n'apprenes pas e Com prend, seulement comment on gagne, sachez aussi
l'importance 4 cominent on ménage.” ui concerne … vu qu'elle ne elques rares Les !
Vouloir c'est pouvoir ! C'est là un principe admis our tout ce qui est raisonnable et en harmonie vec les dootrines que nous enseigne notre sainte
| eligion.
quen toute
accompagné, que, 1l n’est mot vide de pnvaincu que hesses, sans
Cependant, beaucoup disent :—*t C'est impos-
ible, je ne puis faire des économies.” — Cest mpossible, quand on ne veut jamais faire quelque acrifice de ses désirs désordonnés, et nous en avons malheureusement quelque chose par Wen ont que hotre propre expérience ; mais cela devient possi- | contentent, ble, même facile, du moment que lon s’abstient tir des ch e faire toute dépense inutile ou frivole, et qu'on e se donne que bien juste le stricte nécessaire. Alors, seulement, on pourra, en le voulant sérieusement, acquérir un trésor plus ou moins onsidérable, selon qu’on aura économisé chaque ur, en prenant sur les bénefices, peu ou beauoup, en proportion de ce que l’on gagne, L'ourier, même le moins rétribué, peut aisément
PR TT Lu |
mettre de côté un, cinq ou dix centins par jour { et, à la fin de l’année, ou de plusieurs années, il se trouvera possesseur d'une somme assez ronde qui apportera l'aisance au sein de sa famille. Que chaque ouvrier le veuille donc sérieusement et il le pourra très certainement ; pourvu qu’il sache se mettre en garde contre les petites dépenses : car un peu, répéter plusieurs fois, fait beaucoup, et qu'il suffit d'une légère voie d’eau pour submerger un grand navire, comme dit le bonhomme Richard. (1)