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CHAPITRE VIIL Les Caisses ou Banques d'Epargne

‘# Une caisse d'épargne est une institution essentiellement anti-révolutionnaire. ”

Maintenant, si l’ouvrier ajonte l'intérêt que lui apporteront ses économies déposées dans une caisse où banque d'éprrgne offrant, bien entendu, les garanties d’une bonne administration (?), il verra son petit capital grossir encore bien plus vite : car l'argent placé à intérèt fait des petits, dit Franklin, c'est-à-dire que l'argent engendre l'argent.

(1) Nous ne pouvons nous empêcher ici de déplorer amèrement la malheureuse chute de {a ‘ Cuisse d'Economie de Saint-Roch,’ qui a, par sa maivaise administration, porté une profonde et grave atteinte …u crédit de toutes ves institutions en cette ville, Mais hâtons-nous de dire quela ‘‘ Caisse d'Economie Notre-Dame ”? et la ‘ Banque de Prévoyance et d'Epargne de Québec,” sont heureusement là pour nous prouver toute l’efficicité et toute l’importance de ces institutions, qui, —comme l’a dit si justement un auteur,—sont anti-rérolutionnaires, surtout quand elles sont diri-

} gées par des hommes aussi intègres que ceux que nous voyons à } la tête de nos deux Caisses d'Economie actuelles, lesquelles ont

justement droit à l’estime et à la coufiance des c'toyens de Québec. (Note de l'édition de 1861.) Depuis cette époque, période de vingt années, ces deux pré-

} cieuses institutions d'Economie et d Epargne, ont toujours mon-

té de plus en plus dans l'estime et la confiance de la population de Québec et des campagnes. Que de progrès, que de déve-

loppements extraordinaires n'avons-nous pas vu s’opérer surtout

dans la Ca'sse d'Economie Notre-Dame. Honneur donc à ses directeurs, particulièrement au Chevalier Robitaille qui atant fait pour

} le succès de cette belle institution, de concert avec l’habile cais- | sier de la Banque Nationale, M. F. Vézina, notre financier national.

Par exemple, toute somme d'argent, déposée dans une Banque d'Epargne, n’offrant même que 5 pour 100, se double à peu près tousles seize ans, seulement par les intérêts composés : or, d'un petit capital de vingt-cinq piastres, où eu obtiendra cin: quante au boat de 16 ans, et ainsi de suite,

Aussi, l'importance d'une caisse d'épargne est incalculable pour les classes ouvrières. Comme le dit Cormenin, cette institution ‘ permet à l'ouvrier de devenir maitre un jour, en achetant, avecses petits capitaux amassés, nn fonds de boutique achalandé, où de faire les frais et achats d'un premier établissent, où de consacrer plus tard, s'il est actif, ingénieux, entreprenant, à quelque entreprise plus fructueuse que le gain rétréci

d'une manualité journalière, des capitaux qui. épargnes, ne sufflraient pas à cela.”

& La frugalité, La prévoyance. lesprit d'ordre, a dit un autre auteur, telles sont les qualités dont les cuisses d'épargne feront bientôt contracter & l'habitude à lPouvrier. Longtemps courbé sous le poids de linfortune, son âme se relève ; il comimenc: à s'estimer avec justice ; puisqu'il tient ce qu'il possède du travail et de la sagesse. Ses mœurs s'améliorent, son caractère s'adoucit, M son intérieur est plus calme, sa famille plus affec.tionnée et plus heureuse : en devenant proprié taire, il dévient un membre plus actif de la société ; il possède, il a intérêt de conserver ; il

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