‹ Le véritable petit Albert ou Le trésor du peuple [microforme]Chapitre 76 sur 82 · FN 2 A · texte numérisé non relu

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Pour marbrer le bois. — Donnez aux bois deux couches de uoir à uoireir, détrenpez avee du veruis, polissez, cssuyez et faites chauffer pour y mettre du blanc détrempé dans uu veruis blauc fait avec la laque et le sandarac blaues. Couchez le blane sur le uoir, suivant les figures que vous voulez faire ; laissez sécher, prêlez légèrement, essuyez, vernissez d’un beau vernis clair, afin de conserver au blauc tont sou éclat; laissez sécher et polissez.

Pour faire le marbre blanc sur le bois. — Prenez du marbre le plus blauc et le plus bean que vous pourrez tronver, cassez-le par morceaux et calciuez-le au feu ; broyez-le sur une pierre de marbre blane et éclaircissez-le avec de la colle. Donnez-en deux couches, laissez sécher, polissez ; mais passez un linge blanc dessus avaut de

polir.

Pour faire le marbre noir sur le bois.— Faites brûler sur uue pelle rouge du noir de fumée que vous broierez avec de l'eau-de-vie, et sur la grosseur dan œuf de noir vous mettrez la grosseur d’un petit pois de plomb eu graiu, autant de suif de chandelle et autant de savon. Mêlez le tout ensemble et broyez bien, puis éclaircissez avec de la colle bien claire; vous en dounerez quatre couches et vous polirez,

Pour faire un très-fort ciment propre à raccommodir les pots cassés.—Prenez résine uue once, tuile broyée demi-ouce, mastie quatre onces, faites fondre le tout ensemble et chauftez les pièces avant d'appliquer le ciment.

Pour faire un ciment qui résiste à l'eau pour rejoindre les vases brisés.—Mêlez bien eusemble chaux-vive, térébeuthine et fromage mon,dout vous preudrez avec la poiute d'un eouteau pour mettre snr les bords du vase que vous voulez rejoindre,

Pour faire blanchir la cire—Ou la fait fondre sans boaillir dans uu poêlou, on preud ensuite an poêlou de bois que lou trempe dans la cire, jusqu’à la hauteur de deux doigts et que l’ou trempe aussitôt dans l'eau fraîche

pour en détache: la cire. Quand on a fait passer ainsi par Peau tonte la cire, on la recneille, on l’expose sur l’herbe à la rosée jnsqn'à ee qu’elle soit blanche, et on la fait fondre.

Pour augmenter le poids de la cire. —On y ajonte de la farine de fèves bien fine. D’aatres y ajoutent du suif parifié par le vinaigre, inais la présence du suif se reconnaît aisément quand on goûte la cire avec les dents.

Pour faire des chandelles de suif purifié qui sembleront aussi belles et seront aussi durables que la cire. —Jetez de la chaux-vive en poudre subtile dans du snif fondu, la chaux tombera au fond et le suif sera purgé et anssi bear que la cire.

Pour faire un cirage-vernis pour les chaussures et les harnais.— Prenez quatre onces de noir d'ivoire, deux onces de cire vierge, une once d'essence de citron, deux gros d'essence de térébenthine. Faites bouillir pendant dix minutes.

Pour produire des taches blanches sur la peau d'un cheval.—Les maquignons se servent de certains cosmétiques pour faire paraître sur la peau des chevaux des taches blanches au front, à la jambe gauche, au pied droit, ete., et leur donner plus de prix ; mais ces taches ne sont pas durables. On remarque que quand un cheval a été guéri d’une blessure le poil qui renaît à cette place est blanc. Il suffit done pour obtenir des taches blanches de raser le poil et de meurtrir légèrement la peau du cheval à l'endroit où lon veut obtenir du poil blane.

Pour rajeunir un cheval.—Les maquignous comimencent d'abord par gonfler les sallières d’un vieux cheval en les soufflaut à l’aide d’un tuyau de plume après avoir fait une légère incision à la euisse pour y introduire un bout de chalnneau. eusuite ils lui liment les dents. Mais ils out soin de faire cette opération quelques jours avant de mettre le cheval en vente, parcequ’il ne pourrait broyer l’'avoiue en présence des acheteurs si ses dents étaient trop fraîchement limées.

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Pour dompter à l'instant le cheval le plus fougueux et le rendre aussitôt doux et inoffensif.—Fuites-lui imanger de l'orge dans laquelle vous aurez mêlé un peu de jusquiane. Si après cela le cheval vous semble un peu trop rêveur où trop abattu, frottez-lui les naseaux avec du viuaigre, il reprendra sa fougue et sa vigueur primitive.

Pour faire paraître très-gras un bœuf maigre.—On lui fait à la cuisse une légère iucision, de mauière à ue lui ouvrir que la peau ; ou passe l’extiémité d’uu tuyau de plume ou de paille par cette ouverture, on souffle fortenent à l’autre extrémité du chalumeau, et quaud ou à fait cette opération aux quatre cuisses de l'auimal, on lui douue abondamment à manger. (Cet avis est jinportant pour les acheteurs de bestiaux gras.)

Secret assuré pour guérir l'enflure ou la tympanile des bestiaux. — Vous les habitants des campagnes connaissent l’'euflure subite qui survieut souvent aux bœnfs et aux vaches lorsque ces animaux paissent de l'herbe encore mouillée par la rosée, où qu'ils mangent trop avilement ou en trop grande quantité des plantes substantielles telles que la luzerne, le trèfle, le suïnfoin, ete. L'air et humidité que contiennent ces herbes et ces plantes déwagés par la chaleur interne se développent avec une précipitation effrayante : lPanimal enfla sensiblement ; la météorisation gayne bientôt tout son corps; et, s'il n’est promptement secouru, il suécombe sur le pâturage même. Voici le remède qu'il faut employer 3 il u’offre aucun dauger, il se trouve facilement sous L4 main et l’effisacité eu est garantie par de nombreuses expériences. Dès que lou s'aperçoit qu'uu bœuf où uue vache est attaqué de cette maladie, on lui fait avaler une demi-bouteille de lait daus lequel ou inèle de la poulre de chasse autant qu'il eu peut eutrer dans un dé à coudre ; puis lou met dans sa bouche uu petit billot que l’ou maintient comme un mors eu l’attachant aux cornes; on fait ensuite inarcher l’auimal qui déseufle bieutôt saus autre secours,

Pour guérir promptement et infuilliblement le piétin des moutons.— Nettoyez tout de suite Le piel imulals ain iu-

drissez la corne, vous apercevrez l’abeès ; il s’indique par une blancheur qui se prolouge dans le sens de la longueur de la corne. On passe une ou deux fois sur cette place blanche, les barbes d’une plume imbibées d'acide nitrique ou d’eau forte du commerce. Lors de cette application, il s'échappe une légère fumée, l’eau forte paraît pénétrer la orne, et quelques heures après la bête est guérie et ne boite plus.

Pour faire éclore les œufs sans poule. —Placez vos œuts dans nue boîte, sur un peu de foin ; entretenez dans eette boîte une lampe assez ardente pour y entretenir constamment, pendant le jour et la nuit, une chaleur toujours égale de trente-uu à trente-deux degrés Réanmur, laquelle est le degré de la chaleur humaine ; et après le vingtième jour, vous verrez vos poulets éclore, Il faut avoir soin de remuer les œufs de temps en temps.

Pour reconnaître les mâles et les femelles dans les œufs de poule. —Les œufs bien arrondis des deux bouts ne produisent que des poules : les œufs dont l’une des extrémités s'allonge eu pointe renferment toujours des coqs.

Pour animer les cogs au combat.—Mélez de l'ail pilé à a nourriture que vous leur donnerez.

Secret pour empécher la poule de gratter la terre et nuire w jardinage.—Chaussez-la de bas et elle sera forcée de picoter que du bec; alors elle fera une guerre acharnée aux insectes surtout les cloportes.

Pour quérir la pépis des volailles de basse-cour.—On enlève ave: la pointe d'un eouteau la pellicule blanchâtre qui recouvre la langue de l'animal, on lave la plaie avec uu peu de vinaigre ; on fait avee du beurre frais et la pellicule quon vient d'arracher une pilule que Pon fait avaler à l'oiseau, et il se trouve aussitôt guéri.

Pour conserver frais le gubier et les volailles. —On Îles

vide sans les plumer ni les dépouiller ; on ôte aussi le jabot. ou les remplit de blé et ou les eufouit dans un tas

de blé.

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Pour fuire passer un œuf par le ‘goulot étroit d’une bouteille ordinaire sans le casser.—Mettez tremper un œuf peudant trois jours dans du fort vinaigre ; retirez-le alors et vous trouverez que la coque est comme du parchemin. Introduisez-le dans nne bonteille ; versez-y de l’eau, et l'œuf ne tardera pas à prendre sa forme naturelle,

Secret pour préserver les légumes des limacrs et limaçons.— Peuplez un jardin de erapauds, et ils débarrasseront les légumes de tons les insectes qui leur sont nuisibles. Il se fait depuis 1857 en Europe un commerce assez considérable de erapands pour les employer à cet usage. A Londres, on les vends jusqu'a Six chelins la douzaine ; à Paris, un éeu. Cela en démontre tonte l'efficacité.

Pour détruire toutes sortes d'insectes dans les potagers. —Répaudez sur les eonches et tout autour des planches de la cendre mêlée de suie.

Secret pour quérir la maladie des arbres. — Dès que Pon s'aperçoit que les feuilles jaunissent et que la végétation laisse à désirer, il faut bécher la terre à environ cinq pieds autour de Parbre pour que les racines malades puissent recevoir li eéomposition suivante: délivez dus dix gallons d’eau, une livreet deux onces de sulfate de fer palvériss, trois livre de sel commen, une livre et deux onces d’alun de roche ; quand le tout est fondu vous arrosez près du trone de l'arbre malade, deux fois le premier jour et une troisième fois le lendemain. La végétation reprendra en peu de jours toute sa vigueur,

Pour qu'un arbre déjà vieur porte des fruits en abondance.— Percez-le en divers endroits avec un tarrière où uo autre instriment, enduisez de térébenthine des chevilles de bois que vous enfoncerez à force dans les trous que vous aurez faits, et vous serez surpris de l'abondance de la récolte que vous aurez à faire.

Pour obtenir des fruits d'une grosseur extraordinaire. — Il faut greffer l'arbre fruitier et avoir soin de detacher de l'arbre fruitier, au moment de la formation des fruits, tous

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ceux qui paraissent peu vigoureux, atiu que la sève nour-

rissière ait plus de vigueur et se répande duns les fruits qui promettent de venir à maturité, On doit aussi peudant la croissance des fruits, ôter soigneusement tous ceux qui sont piqués.

Pour détruire les insectes qui attaquent les arbres fruitiers. — Un moyen de les exteriminer est de faire une infusion de tabac avec laquelle, lorsqu'elle est refroidie et passée au tamis, on arrose les branches. Cette opération Les nettoient des insectes qui les dévorent, saus qu'elles en souffrent aucun dommage,

Secret pour détruire les fourmis.—La suie de cheminée mise au pied des arbres empêche les fourmis d’eu approcher

Autre moyen.—Une eau chargée d’une forte décoction de feuilles de noyer, versée daus la fourmillière, fâit périr les fourmis.

Pour préserver les semences des insectes et des oiscaux lousqu'on les a mises en terre.— l'aites tremper vos seimeuces daus le suc de joubarbe quelque temps avant de les semer.

Pour préserver les récolles des dégats que causent les mulo's et les rats. —Ou place dans les meules de blé ou de foiu des tiges de meuthe sauvage qui est uu poison violent pour cette verimine.

Ponr conserver le blé pendant plusieurs années. —Il faat l'eutasser duns des greuiers exposés à tous les veuts, de peur quil ne séchautle, le recouvrr de paille et avoir soiu de le remuer souveut. Coinnie l'humidité seule peut le faire germer et pourrir, où à soin de l’exposer autant que possible aux rayous du soleil, Les anciens en usant habilement de ces moyens, out couservé du blé peudant plus de cinquaute ans.

Méthode prompte et facile pour convertir toute espèce d'herbe en fumier.-—\lle se reauit à décomposer une pro ductiou végétale receuie à l'aide de la chaux ; pour cela

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ou fait un lit d'herbes fraîches d'environ un pied d'épaisseur, sur Jeqnel on étend une couche très-minee de ehatix vive broyée, et l’on eontiuue de faire plusieurs couclies altwnatives dans le même ordre. Lorsque ees denx «ub+tances ainsi disposées out été en contact durant quelque- heures, la décomposition commence à se manifester. Il faut même avoir Soin de s'opposer à l’inflammation qui eu serait la suite, en jetant sur la masse quelques mottes de terre ou une brassée d'herbe. Dans l'espace de vingtquatre heures la décomposition est par aite, et la eendre qui eu résulte possède les qualités d'un excellent fanier, Tons les végétaux peuvent servir à cette nisage, pourvu qu ils soient récents ; cette condition est absolument nécessaire, et le fumier est d'autant meilleur que l'herbe est vlus nouvellement eneillie et la chaux plus récemment faite.

Pour enivrer les poissons et les prendre à la main.— Prenez de la noix de galles orientale, quatre ouces, une once de fromage, trois onces de farine de fèves: mêlez le tout ; vec de l’ean-de-vie; faites en des boulettes grosses comm e des petits pois. Le matin avant l'aurore, jetez cet appt dans l’eau. Trois heures après vous revenez à l'endioit où vous avez appâté, et vous trouvez Une multitude de poissons qui flotteut sur l'eau et que vonts pouvez prencre à la main. Quand leur ivresse sera passée, ils seront aussi gaillard qu'auparavant.

Pour attirer toutes sortes de poissons «a meme endroit.

Broyez et mélangez ensemble de la fleur de souci, de la marjolaine, de la farine de fromenut, du vieux beurie, de l1 graisse de chèvre et des vers de terre.

Secret pour garder le poisson longtemps frais—On conservera le poisson frais pendant uue aunée entière, si, après l’avoir vidé et nettoyé, on lé met dans un vaissean de ter:e rempli d'huile d'olive, et exactement b'uche.

Secret de famille pour dé.infecter la viande la prius puante.— Prenez de la lessive faite avee de la centre tit-

trée, faites-y bouillir la viande trois où quatre minutes et personne ue pourra découvrir si elle ax été puante et

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Pour désinfecter la viande salée. — On jette quelqnes seaux de dissolution de potasse sur tin baril de viande salée puante. Cette opération lai donne la même qualité que si elle n'avait jamais été ultérée,

Pour empécher la viande de se gâter pendant les grandes chaleurs. — Où la met tout simplement tremper daus du lait euillé.

Pour ôter à la viande sa mauvaise odeur quand elle commence à se géter. — Ou la fait bouillir dns une marmite où l'on a jeté un moreeau de charbon ardent que lon retire au bout de dix minutes.

Pour dessaler la viande et la rendre fraiche. —Faitesla bouillir dus du lait, et eusuite faites-la cuire dans l'eau

s Secret pour altendrir les jambons.—On les enveloppe dans un linge et ou les tient enterrés pendant une heure dans un endroit qui ne soit ui trop see ni trop humide. Pour conserver le» eurre —On emploie deux manières : 1° en le salant : 2° eu le fondant, Pour saler le beurre on le pétrit avec du sel fin, ou passe le roulean dessus pour en exprimer tout le petit litet on lenet dans un vase en le pressant fortement de peur que Fur y péuètre. Quand le vase est rempli, on le couvre et on le place dans un lieu sec. Pour fire le beurre foudu on le fit bouillir sur un feu chur, on l'écuime et on le verse dans un vase. On reconnait que le beurre est suis uninent cuit quand est transparent conne Phuile.

Secret très-important pour rendre farineuses les pommes de terre (patates) aqueuses et de mauvais goût. — Lorsque les ponnmes de terre Sont aqueuses et de mauvais goût, il faut ue les faire cuire que dans l’eau bouillante, c’est-à-dire, ue Les jeter dans la marmite que l’eau bout Lieu fort.

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