‹ Le véritable Petit-Albert ou Secret pour acquérir un trésor [microforme]: suivi d'un petit recueil de quelques-uns des merveilleux secrets de la nature, de la médecine, de l'industrie, des sciences et des artsChapitre 50 sur 57 · VOS · texte numérisé non relu

VOS

faites ions et u’à ce neuse ; le, ape deux

rompt blancs Z avec vie et

ez du l'huile ide ou plume, 8 très-

frotter \rrasin

1 très-

COté »,

sur la > qu'il

veloppez la partie malade d'un cataplasme de persil qu'on aura fait cuir dans l'urine. (C’est un très-excellent remède.

Pour guérir les cors aux pieds.—Faites bouillir une pressure de veau et lavez-vous-en les pieds plusieurs jours de suite, après avoir coupé vos cors.

Pour guérir les durillons et les cors.—Faites macérer de la queue de poireau ou des feuilles de lierre dans de fort vinaigre ; appliquez-en matin et soir pendant plusieurs jours sur les éôrs ou durillons, et ils seront bientôt déracinés.

Secret pour guérir les panaris.—Enveloppez k mal avec un ver de terre vivant, que vous Jaissérez jusqu'à ce qu'il soit entièrement desséché et le mal sera guéri,

Pour quérir les clous ou furoncles.—Délayez de la fatine ordinaire avec de l’eau jusqu’à consistance de pâte molle, étendez de cette pâte sur un morceau de toile assez large pour recouvrir toute la partie enflammée ; oignez la pâte avec de l'huile d'olives et mettez au milieu un peu de fleur de safran; appliquez sur le mal, vous éprouverez un prompt soulagement. Changez l’emplâtre dès qu'il a durei.

Pour détruire le charbon et le cancer.—Faites sur la pustule maligne une légère incision crusiale sans l’étendre plus loin. On fait ensuite dissoudre du sel dans du fort vinaigre et on lave la plaie avec la solution. : Cette lotion enlève tout le venin, la plaie cesse d'être noire, elle devient nette ct se cicatrise en fort peu de temps.

Pour guérir promptement les engelures avec crevasses. —Lavez-les avec du lait doux dans lequel vous avez fait fondre un peu de sel blanc en poudre,

Secret merveilleux contre la rage.—Faites bouillir et cuire dans une pinte de lait une grande tasse de fouilles de rhue, une tasse de feuilles de buis et neuf feuilles de sauge. Cette boisson cause des malaises, des vertiges, des tremblements et provoque une sueur froide de deux à trois heures, après laquelle le malade sera guéri.

Secret admirable pour guérir l'hydropisie à l'instant. — Faites infuser dans un verre de bon vin blane un bouquet de feuilles d’artémise, gros comme un bouquet de violettes. Coulez et faites boire au malade, Au bout de quelques minutes il rendra toute l’eau qui le gêne. Il ne faudra lui donner à manger que deux heures après, il sera entièrement guéri.

Secret merveilleux pour acquérir la puissance de guérir toutes les douleurs en général.—Au mois de septembre, prenez une taupe vivante, étouffez-l} dans vos mains, ouvrez-là en deux et frottez-vous les mains de son sang ; mettez ensuite des gants de peau que vous conserverez pendant vingt-quatre heures, sans laver vos mains. Ce temps écoulé, vous pourrez ôter vos gants et vous laver les mains. Parce moyen vous aurez acquis la puissance de guérir toutes sortes de douleurs en appliquant la main dessus. On conserve cette faculté un an ou deux; il faut renouveler la même opération tous les ans. (Ce remède est magnétique.)

Remède infaillible contre l'ivrognerie. — Ne servez à un ivrogne que des aliments imprégnés d’eau-de-vie, mais dans une proportion suffisante pour que l'odeur et le goût en soient prononcés ; après lui avoir fait subir un pareil régime pendant quatre ou cinq jours conséeutifs, l'ivrogne le plus entêté deviendra forcément d’une sobriété complète et constante ; ne pouvant plus alors supporter l'odeur des boissons alcooliques sans éprouver un profond dégoût. Que les Cours de Recorder essaient plutôt de ce remède auprès des nombreux enfants de Bacchus ui les visitent chaque jour. (Le Véritable Petit-Albert.)

Secret pour jouir toujours d'une bonne santé.—On de. mandait à un médecin octogénaire qui jouissait encore de la meilleure santé, comment il faisait pour se porter si bien : « Je vis de mes remèdes, répondit-il, et je n’en prends pas. » Nous ajouterons, nous, comme complément : Soyons toujours d’une grande sobriété en toute chose et ne permettons jamais à l'ennui, aux peines et soucis de résider au milieu de nous. (Le Véritable

bou,

OS, ht + et

ui CT

mm Se, +

DT SCT ie

PETIT-ALDERT. 123

Secret pour bien envisager la mort et se familiariser avec elle. — Voici comment Châteaubriand définit les deux points de vue différents sous lesquels l’insensé et le sage envisagent la mort :

« Il y a deux points de vuc d’où la mort se montre bien différente. De l’un de ces points vous aperceveg la mort a bout de la vie, comme un fantôme à l'extrémité d'une longue avenue : elle vous semble petit dans l'éloignement ; mais à mesure que vous en approchez elle grandit ; le spectre démesuré finit pat étendre sur vous ses mains froides et par vous étouffer.

» De l’autre point de vue la mort paraît énorme au fond de la vie; mais à mesure que vous marchez sur elle, elle diminue, et quand vous êtes au moment de la toucher, elle s'évanouit. L'insensé et le sage, le poltron et le brave, l'esprit impie et l'esprit religieux, l'homme de plaisir et l'homme de vertu, voient ainsi différemment la mort dans la perspective. »

Le lecteur sensé comprendra de suite quel est celui de ces deux points de vue qu'il lui reste à choisir pour bien envisager la mort et se familiariser avec elle. (Le Véritable Petit- Albert.)

Secret important pour se guérir soi-même. —Quoique toutes les recettes qu'on vient de lire, concernant la médecine, aient été extraites des œuvres des meilleurs praticiens, entr'autres des notes manuscrites du docteur Gardey, ancien Chirurgien-Major de la Marine et des Colonies, du gouvernement français, par le professeur Victor Doublet, auteur d’un grand nombre d'ouvrages d'histoire, de morale, de mathématiques, de sciences, de littérature et d'éducation, nonobstant cela, nous croyons devoir dire à toute personne qui serait dans le cas de se servir de la plupart de ces recettes d’user toujours de la plus grande prudence.

Par exemple, un remède peut être très-efficace pour guérir certaine maladie, lorsqu'il est employé à propos, tandis que le même remède peut devenir dangereux en l’employant soit trop tôt soit trop tard. Ou bien encore une personne se croira atteinte d'une maladie qui en sera Une toute autre que celle supposée ; alors, elle prendra un remède tout à fait contraire à sa véritable mala-

die, et les effets d’un pareil traitément peuvent être encore très-fatals au patient.

Pour obvier à cet inconvénient, il sera done toujours sage et prudent de consulter un bon médecin pour connaître d'abord le véritable caractère d'une maladie quelconque, et savoir ensuite à quoi s’en tenir sur les recettes qu'on devra employer, Aïnsi tout le secret pour se guérir soi-même consiste à savoir user avec à propos des remèdes indiqués dans cet ouvrage.

Toutes ces recettes, d’ailleurs, ont été expérimentées et soumises au creuset de la science à Paris, avant que d'être livrées à la publicité par le professeur Victor Doublet, et elles sont pour la plupart reconnues comme efficaces par les hommes de l’art, tant du Nouveau que de l'Ancien-Monde. (Le Véritable Petit- Albert.)

Secret pour reconnaître les médecines des charlatans. — Chaque fois qu’on lit dans les journaux ou gazettes, soit parmi leurs annonces ou leurs matières à nouvelles, qu'un remède guérit de tous maux, depuis le choléra, la constipation, les maux d’intestins, la diarrhée, les hé: morrhoïdes, l’indigestion, les maux de poitrine, la dyspepsie, les douleurs du foie, les maux de tête, la toux, le rhume, l’influenza, l’inflammation, les maladies des femmes, la goutte, les fièvres, jusqu’à ressusciter presque les morts, etc., ete., défions-nous toujours de ces recettes qui promettent ainsi de guérir toutes les maladies du genre humain, fussent-elles mêmes toutes réunies dans l'être d’un seul individu.

Qu'on se rappelle sans cesse que le but de la plupart de ces charlatans n’est pas tant de guérir ces maladies que de s'enrichir. D'ailleurs, peu importe à ces hâbleurs la guérison de leurs dupes pourvu qu'ils débitent leurs drogues et qu’ils moissonnent des piastres en abondance: Aussi quand un Yankee veut réaliser une fortune colossale aux Etats-Unis, et qu’il a à sa disposition les capitaux indispensables pour annoncer à grands frais une prétendue découverte merveilleuse, il invente un remède quelconque qu’il offre comme pouvant suérir toutes les maladies en général ; il fera répéter un pareil mensonge à son de trompette, surtout par la presse américaine, puis vogue la galère vers le port de la fortune.

Si l'Américain ne réussit pas suffisamment dans son coup d'essai, il n’a souvent qu’à changer le nom de ses drogues pour obtenir un succès fou : succès qui est presque toujours dû aux nombreux pufs publiés dans les journaux, plutôt qu'à l'efficacité des médecines de ces Charlatans américains. Est-ce là un des produits des lumières régénératrices tant vantées du XIXe siècle ? Si l'on avait à juger de l’état sanitaire des peuples de nos jours, d’après les annonces de médecines de tout genre qu'on rencontre à la quatrième page de la piupart des journaux, ne pourrait-on pas conclure que l'humanité tout entière est en souffrance et qu’elle marche à grands pas vers son anéantissement? (Le Véritable Petit-

Albert.)

Page 1